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Les Cahiers du Courrier des Balkans n°9
Les Balkans et le sport : talents, exploits et corruptionUn cahier de 202 pages, juin 2010, 14 euros
Que ce soit au football, au basket, au hand ou au tennis, les disciplines dans lesquelles les champions balkaniques s’illustrent régulièrement sont nombreuses. Il faut dire que dans les Balkans, le sport n’est pas une question de vie ou de mort, c’est bien plus important que cela ! Il a été façonné comme un élément central de l’identité et de la culture nationale, comme un élément de fierté et de reconnaissance internationale. Revivez les plus belles pages de l’histoire du sport balkanique comme les histoires moins connues et découvrez les enjeux sociologiques et historiques qui se cachent derrière le sport grâce aux 70 articles, dont 40 inédits, réunis ici.
Dans les trois cas, on voit aujourd’hui que ces choix ont forgé la culture sportive des Balkans, et ont laissé des infrastructures ainsi qu’un savoir-faire reconnu partout dans le monde. Peu de régions au monde peuvent se vanter d’une telle excellence sportive rapportée à la population totale. La dimension extra-sportive de la pratique du sport, peut-être plus présente dans les Balkans qu’ailleurs en Europe, explique pourquoi l’évolution du sport balkanique représente une très bonne clé de lecture de l’état et des mutations de chacun des pays balkaniques depuis la fin du communisme et l’éclatement de la Yougoslavie. A travers l’analyse du sport balkanique depuis 20 ans, on peut apprendre beaucoup de choses sur l’importance du symbole en politique, sur le renforcement de l’identité nationale confinant malheureusement souvent à un nationalisme agressif, sur le poids du crime organisé et de la corruption dans la vie courante, sur la décrépitude du potentiel économique des pays des Balkans due au communisme. Il était donc temps qu’un hommage soit rendu au sport balkanique à travers ce cahier. On pourra y lire un ensemble d’articles parus ces dernières années dans le Courrier des Balkans, mais aussi des portraits, et de très nombreux articles inédits, ainsi qu’un cahier central de photos des plus belles heures du sport balkanique. Au sommaire : • Le panthéon du sport balkanique (portraits inédits des plus grands sportifs des Balkans) Un cahier de 202 pages, près de 70 articles, dont 40 inédits « Le livre de la semaine » de So Foot Par Nicolas Kssis-Martov Parmi la multitude de revues « sérieuses » qui ont consacré, durant le Mondial, un numéro spécial au foot, la livraison de l’excellent Courrier des Balkans mérite une attention spéciale. Tout d’abord parce que le ballon rond ne monopolise pas totalement les 200 pages de l’ouvrage, ce ce qui a en retour le mérite de le replacer dans le système général des sports et de « relativiser » fort utilement certaines problématiques, comme le hooliganisme. En outre la formule adoptée, autrement dit une succession de petits articles synthétiques (rarement au-delà de deux pages), permet de couvrir un nombre assez impressionnant de sujets (le nationalisme, le poids des mafias, etc..), de portraits et de particularismes (et la région n’en manque pas). Un choix qui évite les trop longues dissertations d’experts, parfois un peu bavardes sans véritablement d’apport sur le fond, au profit d’un objectif, à défaut d’exhaustivité, au moins de balayer un spectre assez large pour n’oublier rien d’essentiel. Malgré son éclipse actuelle, cette zone géographique a en effet fourni pléthore de grands joueurs (on retrouvera ici la fameuse filière yougoslave qui fit les grandes heures de tant de clubs français durant les années 70-80, avec bien sur Safet Susic au PSG) et de clubs historiques (Steaua Bucarest, Etoile Rouge de Belgrade, etc.). Évidemment, surtout dans les Balkans, le poids de l’histoire reste une clé indispensable pour appréhender le rôle et le poids du football dans les sociétés concernées. La transition post-communiste (à l’exception de la Grèce et de la Turquie évidemment) constitue une bascule fondamentale, surtout avec l’explosion de l’ex-Yougoslavie (très intéressants papiers sur les supporters serbes) et les nombreux conflits qui en ont résulté, pas encore tous totalement résolus. Les cas de la Bosnie-Bosnie-Herzégovine et du Kosovo sont ainsi longuement traités. Le foot permet alors surtout de comprendre que tous les rideaux de fer ne sont pas encore tombés en Europe. |
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