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Le Courrier du Kosovo / B92

Le Conseil de sécurité se penche sur la situation au Kosovo

Sur la Toile :
Mise en ligne : mercredi 7 juillet 2010
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies, saisi par la Serbie, s’est réuni mardi en séance exceptionnelle pour examiner la situation au Kosovo, après les violences de ces derniers jours à Mitrovica. Le Président serbe Boris Tadić a dénoncé le rôle du Haut représentant européen Pieter Feith, tandis que les représentants du Kosovo ont rejeté la responsabilité des attentats sur le dos de Belgrade.

Devant le Conseil de sécurité, Boris Tadić a dénoncé un « acte terroriste flagrant » constitué selon lui par l’explosion vendredi d’un engin indéterminé dans la partie nord de Mitrovica. L’explosion s’était produite peu après une manifestation de Serbes qui entendaient protester contre l’ouverture d’une représentation du gouvernement du Kosovo.

Selon lui, cet attentat a été provoqué délibérément « afin d’accroître les tensions interethniques et saboter la recherche d’une paix globale ».

Boris Tadić a dénoncé un « plan de déstabilisation », qui serait soutenu par Pieter Feith, Haut représentant de l’Union européenne au Kosovo et chef de la mission ICO - non reconnue par la Serbie. Il a déclaré que Belgrade allait « reconsidérer » ses relations avec les missions internationales au Kosovo, si le Conseil de Sécurité ne condamnait explicitement l’attentat de vendredi.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères du Kosovo, Skendër Hyseni, a déclaré que les manifestations de Mitrovica étaient organisées « par des forces radicales serbes qui ont le soutien de Belgrade ». Il a invité Boris Tadić « à laisser en paix les Serbes du Kosovo, et à engager des discussions avec les représentants du Kosovo sur des questions pratiques ».

Le chef de la mission UNMIK au Kosovo, Lamberto Zanier, a exprimé sa préoccupation après l’attentat, tout en appelant les deux parties « à éviter les provocations ».

La majorité des ambassadeurs des pays membres du Conseil de Sécurité ont toutefois estimé que cet acte de violence était « un cas isolé », et ont estimé que la situation au Kosovo était stable. Les représentants de la Russie et de la Chine ont cependant exprimé leur inquiétude après ces nouveaux actes de violence.