
- L’hémicycle du Parlemen européen
La Serbie doit « avoir une approche pragmatique concernant le statut du Kosovo » même si le Parlemen européen reconnaît que « la reconnaissance du Kosovo pour l’instant n’est pas une possibilité politique acceptable pour les dirigeants de Belgrade ».
Cette résolution a été préalablement adoptée par une majorité serrée du Conseil pour la politique étrangère du Parlement. Elle était soutenue par le Commissaire à l’Élargissement, Štefan Füle.
Dans son allocution devant les parlementaires, Štefan Füle a rappelé que l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ) sur la légitimité de la proclamation d’indépendance du Kosovo serait d’une importance décisive.
Štefan Füle a souligné que les pays membres de l’UE ont des points de vue divergents sur le statut du Kosovo. Néanmoins, il a ajouté que les membres de l’UE étaient unanimes dans leur engagement en ce qui concerne le Kosovo, ce qui est aussi le cas de la Commission européenne. Il a dit qu’il était allé au Kosovo à deux reprises et qu’il avait eu des échanges utiles avec la communauté locale : « Je confirme le soutien de l’UE à la communauté locale et j’appelle à la collaboration et au dialogue ».
Le Commissaire à l’Élargissement a indiqué que la Commission européenne avait émis en octobre 2009 son avis sur le développement du Kosovo, tandis que le Conseil des ministres avait invité la Commission à apporter son soutien à l’avancée du Kosovo vers l’UE, conformément aux perspectives européennes de la région.
La rapporteur pour le Kosovo au Parlement européen, Ulrika Lunaček, a estimé que l’avis attendu de la CIJ sur la légitimité de la proclamation d’indépendance à Pristina devait être une « nouvelle base pour l’avenir du Kosovo indépendant ».
Le Kosovo de nouveau à un tournant
On estime que les magistrats de la CIJ pourraient annoncer leur position d’ici la fin juillet.
Le premier ministre Mirko Cvetković s’attend également à ce que la CIJ fasse part de sa décision très bientôt. Il a récemment souligné : « Notre diplomatie a interrompu le processus de reconnaissance d’indépendance et s’est engagée à intéresser largement l’opinion publique mondiale pour le processus légal enclenché par la CIJ, dans lequel participent 35 pays. Nous espérons un avis positif de la Cour, ce qui donnera la possibilité d’entamer de nouvelles négociations sur le Kosovo et Metohija. Nous souhaitons des négociations sincères et une solution équitable qui assureront une stabilité durable de toute la région. Nous demandons aux organisations internationales, conformément à leur mandat, d’assurer la paix, l’entière liberté pour tous les citoyens et des conditions de vie conformes aux standards civilisés ».



















