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Balkanweb
Le meurtre d’un jeune Grec d’Albanie relance la tension entre les deux paysTraduit par Mandi Gueguen
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Publié dans la presse : 16 août 2010
Mise en ligne : mardi 17 août 2010
Un jeune homme de 35 ans, membre de la minorité grecque d’Albanie, a été tué par un groupe de sept personnes le 13 août dernier à Himara. Sept jeunes Albanais ont, semble-t-il, provoqué un accident fatal, parce que la victime leur avait parlé grec. Ce crime odieux relance les tensions entre les communautés ainsi qu’entre les gouvernements de Tirana et d’Athènes.
La victime, Aristotel Guma, a été trouvée sans vie à la sortie de la ville en direction de Vlora, à côté de la moto qu’il conduisait qui a heurté une voiture sans plaque d’immatriculation. Des témoins ont précisé à la police que la victime avait eu quelques problèmes avec sept jeunes auxquels il avait parlé en grec avant que la situation ne dégénère. Après l’événement tragique, les habitants d’Himara ont bloqué la nationale en réclamant que justice soit faite et que les auteurs des faits soient punis. Le tribunal de Vlora a décidé aujourd’hui l’emprisonnement sans délai de deux des sept jeunes responsables du décès de la victime, les cinq autres sont placés en détention provisoire et doivent s’acquitter d’une caution. Le juge, Fuat Muka, a examiné en détail et dans leur globalité les preuves présentées par l’accusation à charge des accusés. Un des jeunes, Ilir Muka, âgé de 20 ans, s’est livré de lui-même à la police, alors qu’il se cachait depuis vendredi dernier, et a exprimé ses profonds regrets pour les faits dont il se dit responsable en précisant qu’il s’agissait d’un malheureux accident. La police avait lancé un avis de recherche et une récompense de 20.000 dollars pour les personnes qui avaient des informations à son sujet. Selon le père d’Ilir Muka, ce dernier attendait que la situation se calme, alors qu’elle a pris une tournure politique et que les tensions baissent. L’accident a aussi suscité de vives réactions à Athènes, ainsi que de la part du métropolite Atanasije, chef de l’Église orthodoxe en Albanie. « De tels actes criminels et inadmissibles visent à raviver des tensions ethniques dont les conséquences pourraient être imprévisibles et nuisibles aux relations entre nos deux pays », a déclaré Gregoris Delavekuoras, porte-parole du ministère des Affaires Etrangères de Grèce. Découvrez notre cahier :
« Petits peuples » et minorités nationales des Balkans |
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