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Turquie : le grand retour dans les Balkans ?

Mise en ligne : jeudi 19 août 2010
Le Président turc Abdulah Gül sert « d’intermédiaire » entre les dirigeants bosniens et promet l’aide de son pays à la Serbie dans sa candidature européenne. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan multiplie les visites dans les Balkans, tandis que les dirigeants politiques de la région se pressent à nouveau à Istanbul. La Turquie, très présente économiquement, poursuit sa politique de « bon voisinage tous azimuths », mais en redevenant un acteur majeur de la stabilité balkanique, Ankara espère aussi faire enfin avancer sa propre candidature européenne.

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    Repères chronologiques :

    1912 : première guerre balkanique, l’Empire ottoman se retire des Balkans
    1915-1917 : génocide arménien
    1923 : proclamation de la République turque, traité de Lausanne réglant le contentieux gréco-turc, vastes échanges de populations entre la Grèce et la Turquie
    1952 : la Turquie devient membre de l’OTAN
    1955 : pogroms anti-grecs à Istanbul
    1959 : la Turquie pose sa candidature à la CEE de l’époque
    1963 : première crise chypriote
    1974 : l’armée turque envahit le Nord de Chypre (« Opération Attila »)
    1987 : la Turquie demande son adhésion à l’Union européenne
    3 novembre 2002 : victoire de l’AKP (Adalet ve Kalkınma Partisi, Parti de la justice et du développement), Recep Tayyip Erdoğan devient Premier ministre en mars 2003
    2005 : ouverture des négociations d’adhésion à l’UE
    Depuis 2005 : net réchauffement des relations avec la Grèce

    Quelques acteurs :

    Mustafa Kemal Atatürk (1881-1038) : Né à Salonique, le fondateur de la Turquie moderne et laïque, a rompu avec la tradition ottomane. La Turquie se détourne des anciennes provinces de l’Empire.
    Recep Tayyip Erdoğan (1954) : Premier ministre depuis 2003, Recep Tayyip Erdoğan s’est particulièrement engagé dans le réchauffement des relations avec la Grèce. Dirigeant d’une formation « islamo-libérale », l’AKP, Recep Erdoğan, originaire de la minorité laze de l’est de la Turquie, poursuit la destruction des « mythes fondateurs » du kémalisme (laïcité, nationalisme turc, etc).
    Abdullah Gül (1950) : membre fondateur de l’AKP, ministre des Affaires étrangères de 2003 à 2007, Président de la République depuis 2007. Particulièrement engagé dans la normalisation des relations de la Turquie avec tous ses voisins, même l’Arménie.