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Tanjug / Le Courrier des Balkans

Conflit entre la Grèce et la Macédoine : la statue de la discorde

Traduit par Jean-Baptiste Kastel
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Mise en ligne : vendredi 17 juin 2011
La Macédoine a commencé la construction à Skopje d’une statue géante d’Alexandre le Grand sur son cheval. Furieuse de ce qu’elle considère comme une nouvelle provocation, la Grèce a décidé d’en « informer ses partenaires et alliés ». Un nouvel accroc diplomatique qui survient alors que la CIJ étudie la plainte de Skopje contre Athènes à propos du véto posé par la Grèce contre l’entrée de la Macédoine dans l’Otan.

La Grèce « va informer ses partenaires et alliés » de la construction d’une statue géante de 10m d’Alexandre Le Grand à Skopje. Pour Athènes l’édification du monument, nommé « Le guerrier à cheval », constitue une provocation.

Si les Macédoniens s’en défendent, les médias grecs estiment que cette statue représente en réalité Alexandre le Grand, ce dernier ayant conquis l’Empire perse sur son cheval.

La Macédoine et la Grèce revendiquent toutes deux Alexandre le Grand comme faisant partie de leur patrimoine historique. 
Les deux pays s’enlisent dans un dispute sur le le nom officiel de la République de Macédoine depuis deux décennies. Athènes affirme que le terme de « Macédoine » ne peut être utilisé car il désigne une région du Nord de la Grèce.

La Grèce a déjà bloqué l’entrée de la Macédoine dans l’Otan pour cette même raison.
 Afin de contourner l’hostilité de son voisin du Sud, Skpoje a été accepté aux Nations unies sous le nom d’« Ancienne République Yougoslave de Macédoine » (ARYM).


Cependant, Athènes estime que la construction d’un monument représentant un héros national grec va à l’encontre de la volonté d’apaisement proclamée par la Macédoine.

Ce projet constitue « une politique provocatrice et condamnable [...] aux retombées incontournables sur les perspectives euro-atlantiques » du pays, a commenté le porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères, Grigoris Delavekouras, et que cet acte « a pour axe principal l’appropriation de l’histoire grecque dans le but d’attiser nationalisme et conflit opposant les deux pays » .