Stopilinovo dans la banlieue de Plovdiv en Bulgarie est le plus grand ghetto rrom des Balkans avec ses 40 000 habitants. Cela nous donne le droit de nous exprimer et que notre voix soit entendue en Europe.
Par la Coalition des organisations citoyennes de Stolipinovo
Douze ans après les changements intervenus avec le début de la démocratie, sept millions de Rroms en Europe de l’Est doivent faire face jour après jour au chômage, à la faim, à des conditions d’habitat déplorables dans le ghetto, à l’absence de soins médicaux adéquats, à une éducation insuffisante et un manque total de perspective de développement social.
Si les pays de l’Union Européenne ne veulent pas que les Rroms de l’Est viennent à l’Ouest comme réfugiés ou travailleurs illégaux, ils doivent considérer la demande d’adhésion à l’UE des pays de l’Est selon d’importants critères politiques qui doivent être réévalués chaque année.
Obtenir une représentation appropriée des Rroms dans les institutions démocratiques : Parlement et conseils municipaux.
En Bulgarie où vivent 600 000 Rroms pour une population totale de huit millions d’habitants cela veut dire que 15 à 20 Rroms devraient siéger au Parlement. Leur absence signifie que les Rroms n’ont pas de représentation démocratique et que leurs droits ne sont pas défendus.
Le chômage devrait diminuer chaque année de 15 % ; aujourd’hui ce chômage atteint le taux de 90 %.
Si cela ne se passe pas, nul ne devra s’étonner de voir les Rroms fuir vers l’Ouest pour trouver à manger comme réfugiés ou travailleurs illégaux.
L’aide au développement pour les communautés Rroms en provenance de l’UE doit continuer d’une manière responsable. Les contribuables occidentaux doivent être sûr que leur argent est bien utilisé. Les problèmes les plus importants sont les suivants :
La corruption qui entrave l’aide de l’Ouest à l’Est. Très souvent, la corruption commence avec le personnel des organisations, des programmes et des institutions occidentales d’aide au développement.
Le faible degré d’efficacité de cette aide est dû à plusieurs raisons :
L’argent qui est dépensé en priorité pour des conférences, des séminaires, des évaluations, la recherche, les honoraires des consultants, les voyages, une activité factice avec de piètres résultats.
Le monopole de contrôle des dépenses de l’aide par un cercle restreint d’organisations privilégiées, des institutions nationales et internationales et des ONG. Nombreux parmi ces personnels sont ceux qui s’enrichissent en quelques années.
Pour que l’aide de l’UE ne s’égare pas dans les chemins de la corruption et une pseudo activité, il est absolument nécessaire que les pays de l’UE :
Réduisent les possibilités de corruption en exigeant la transparence. Cela peut s’obtenir par la publication des budgets détaillés et le contenu détaillé de tous les projets financés sur le site Internet des programmes responsables et également leur publication dans la presse. La publication de simples résumés des projets et du montant total des fonds alloués n’est rien d’autre qu’un écran pour la corruption.
Mettre en œuvre des indicateurs quantitatifs et qualitatifs pour l’évaluation de la progression des projets.
Évaluer et éliminer les facteurs qui conduisent au monopole de certaines organisations à fournir l’aide au développement.
Pour que les communautés rroms se développent, il faut absolument impliquer les organisations de citoyens rroms et qu’elles ne dépendent pas d’une chaîne de médiateurs.
Nous faisons confiance aux institutions européennes et nous attendons d’elles qu ‘elles adoptent une politique efficace et responsable pour l’intégration des Rroms dans une Europe unie. Les Rroms des Balkans ont besoin : d’une représentation politique, de travail, d’une aide au développement efficace et transparente.












