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Grève des douaniers : les frontières entre la Macédoine et la Grèce sont fermées

Traduit par Slavica Rizovska
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 15 octobre 2011
Mise en ligne : lundi 17 octobre 2011
Les douaniers grecs sont en grève jusqu’au 24 octobre, pour protester contre leurs faibles salaires. Le passage vers la Grèce ne s’effectue qu’à pied, le trafic routier est totalement bloqué. Le trafic ferroviaire est également interrompu. Les entreprises macédoniennes qui travaillent avec le port de Thessalonique se plaignent des lourdes pertes provoquées par ces grèves à répétition.

Au poste frontière de Bogorodica, près de Gevgelija, plus aucun véhicule ne passe. Seule une dizaine de citoyens macédoniens ont passé la frontière à pied pour desaffaires urgentes. « Dans une situation pareille, quand nous faisons tous face aux mêmes problèmes, il serait bon d’être solidaires et patients », déclare un voyageur grec à Bogorodica.


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En plus des postes de Bogorodica/Evzoni (poste routier), et Gevgelija/Idomeni (poste ferroviaire), les frontières étaient également fermées à Dojran et Medzitlija. La Grèce possède aussi des postes de contrôle douaniers avec l’Albanie et la Turquie. Par contre, les frontières du pays avec la Bulgarie sont ouvertes, et le trafic y passe normalement.

Le transport ferroviaire est également paralysé. Du 18 au 24 octobre, les chemins de fer grecs n’accueilleront plus les trains en provenance de Macédoine, à la seule exception des trains munis des cartes de transport adéquates jusqu’au 21 octobre. L’administrateur de la station ferroviaire de Gevgelija, Dragan Mladenovski, affirme cependant qu’un train de marchandise de 19 wagons chargés de tôle, muni de tous les documents de transports nécessaires, a été renvoyé deux jours avant le début de la grève. Sur les quais de la gare de Gevgelija il n’y a aucun voyageur.

L’Union Internationale des transports routiers (IRU) a dénoncé le blocus grec aux frontières avec la Macédoine l’accusant de causer de nombreux dommages matériels aux entreprises, au commerce et aux compagnies de transport de notre pays. L’IRU réclame la levée de ce blocus et la libre circulation des marchandises et des voyageurs.

De lourdes pertes pour la Macédoine

Depuis plus d’un an et demi, les grèves récurrentes qui affectent la Grèce ont provoqué de grandes pertes pour les entreprises macédoniennes et les transporteurs qui travaillent avec le port de Thessalonique.

Le ministre des Finances, Zoran Stavreski, ne s’attend pas à que l’Europe dédommage la Macédoine pour les frais supplémentaires encourus à cause de la grève des douaniers grecs : « Si l’Europe a peur d’utiliser notre nom constitutionnel, il ne faut espérer que quelqu’un nous dédommagera des pertes causées par la crise. L’Europe sait ce qui se passe en Grèce, mais elle laisse faire ».

Le ministre est septique sur l’amélioration de la situation en Grèce dans un avenir proche. « La Grèce se trouve dans un grand chaos. Il est évident que l’Europe n’a pas pour l’instant de solution adéquate, mais il serait bon que l’Europe mette un terme à cette crise en annonçant officiellement la faillite plus ou moins certaine de la Grèce, ce qui permettrait une stabilisation des marchés. Tant qu’il y aura ce genre d’incertitude, la situation ne va pas s’améliorer dans la région, notamment pour la Macédoine. Il est temps que les politiciens européens prennent leurs responsabilités et trouvent des solutions », souligne Zoran Stavreski.