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Le Courier de la Macédoine

Malgré le « conflit du nom », la Macédoine demande à l’UE l’ouverture des négociations d’adhésion

Sur la Toile :
Mise en ligne : mercredi 23 novembre 2011
Cela fait trois ans que les négociations d’adhésion auraient dû commencer entre la Macédoine et l’UE, d’après le calendrier prévu. Mais le conflit du nom qui pourrit les relations bilatérales entre Athènes et Skopje empêche toute avancée. Le nouveau ministre macédonien des Affaires étrangères vient d’envoyer un courrier à Bruxelles pour qu’une date soit définie...
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Le ministre macédonien des Affaires étrangères, Nikola Poposki

(Avec Balkan Insight) - Le ministre macédonien des Affaires étrangères a envoyé un courrier à l’UE demandant qu’une date de début des négociations d’adhésion soit définie.


Retrouvez notre dossier :
Macédoine/Grèce : l’interminable conflit du nom 


Selon le calendrier initialement prévu, cette décision aurait déjà dû être prise depuis trois ans. L’objectif de Nikola Poposki est de faire figurer cette requête à l’agenda du sommet européen du 9 décembre.

Dans cette lettre, le ministre explique que son pays mérite cette avancée. Selon lui, cet acte aiderait la Macédoine à surmonter le conflit nominal qui l’oppose à la Grèce depuis son indépendante en1991. « Je crois qu’il s’agit d’une bonne opportunité qui ne doit pas être écartée », explique-t-il.

Malgré les recommandations répétées de la Commission européenne depuis trois ans, l’UE refuse de se mettre d’accord sur une date d’ouverture des négociations d’adhésion à cause du véto grec.

Skopje a reçu des soutiens au sein de l’Union en faveur de cette demande. L’ancien ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini a estimé que des pourparlers sur le nom menés conjointement aux négociations d’adhésion seraient « une bonne option ». Le problème est que « la politique étrangère de l’UE est décidée par consensus », a néanmoins souligné M. Frattini.

La Macédoine pourrait tirer avantage de la crise grecque, qui a relégué au second plan le conflit du nom. Cela fait près d’un an qu’Athènes et Skopje n’ont pas tenu de réunion sur cette question dans le cadre de la médiation de l’Onu.