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Le Courrier de la Serbie
Serbie : l’euroscepticisme monte en flècheDe notre correspondant
Sur la Toile :
Mise en ligne : lundi 2 janvier 2012
Si un référendum sur l’intégration européenne avait lieu aujourd’hui, 52% des citoyens serbes voteraient contre et 28% seulement pour que leur pays rejoigne l’Union. C’est la première fois que le « non » l’emporte - alors que la quasi-totalité de la classe politique est favorable à l’intégration. Tels sont les résultats d’un sondage réalisé mi-décembre en Serbie.
Les trois quarts des personnes interrogées estiment que la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo est une condition à l’intégration européenne de la Serbie et, dans ces conditions, 59% d’entre elles refusent cette option. Retrouvez notre dossier : Toutefois, plus de la moitié des sympathisants du Parti démocratique (DS) et 80% de ceux du Parti libéral-démocratique (LDP) sont favorables à l’intégration, même si le prix à payer en est la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo. À l’inverse, pas un seul sympathisant du Parti démocratique de Serbie (DSS) n’est prêt à faire ce choix. Il existe également d’importantes différences entre les tranches d’âge. Un tiers seulement des jeunes de moins de 25 ans refuse la perspective européenne si le Kosovo en est la condition, ce qui est le cas de 70% des personnes âgées de 51 à 65 ans. 22% des citoyens pensent que la Serbie pourrait rejoindre l’Union dans les cinq ans à venir, tandis qu’un tiers d’entre eux pense, au contraire, que le processus prendra plus de 20 ans. Selon Neven Cvetićanin, de l’Institut des sciences sociales, « la montée de l’euroscepticisme est le résultat de la situation actuelle, quand la Serbie doit choisir entre l’intégration européenne et son intégrité territoriale ». L’analyste Milan Nikolić rappelle que cette montée de l’euroscepticisme a toujours été constatée au fur et à mesure que les pays se rapprochaient de l’intégration. |
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