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The Sofia Echo
Bulgarie : pas de loi sur le génocide arménienTraduit par Stéphane Surprenant
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 11 janvier 2012
Mise en ligne : vendredi 13 janvier 2012
Le Parlement bulgare s’est de nouveau prononcé contre une loi reconnaissant le génocide arménien. La proposition déposée par les nationalistes d’Ataka, parti d’extrême-droite profondément anti-turc, a été déboutée. Plusieurs grandes villes de Bulgarie ont cependant voté des textes reconnaissant le génocide arménien.
Encore un échec pour les nationalistes d’Ataka. Le parti de Volen Siderov souhaitait faire adopter par le Parlement bulgare une résolution reconnaissant le génocide arménien. La résolution avait été rejetée avec véhémence par la Turquie, qui conteste la validité historique du terme « génocide arménien » pour évoquer événements survenus entre 1915 et la fin de l’Empire ottoman. La question du génocide arménien empoisonne les relations bilatérales entre Ankara et Erevan depuis de nombreuses années. Plusieurs États ont reconnu formellement le génocide ou ont pris des dispositions en ce sens, provoquant l’ire de la Turquie, qui n’a pas hésité pas à revoir ses liens diplomatiques et économiques à la baisse avec ces pays. En Bulgarie, plusieurs municipalités - dont Plovdiv, Varna, Bourgas et Stara Zagora - ont approuvé des résolutions reconnaissant le génocide arménien. Au Parlement, toutes les tentatives en ce sens ont échoué. Ce fut à nouveau le cas mercredi 11 janvier 2012. Volen Siderov, chef d’Ataka, parti ouvertement hostile à la Turquie, a déclaré qu’il était parfaitement naturel pour une « formation patriote » telle que la sienne de reconnaître l’existence du génocide arménien. « Dissimuler certains aspects de l’histoire parce que ceux-ci ne montrent pas votre pays sous son meilleur jour, voilà ce que j’appelle de la démagogie », a expliqué Volen Siderov. Pour lui, la Turquie moderne n’est que l’héritière de l’Empire ottoman, qui dominé pendant quatre siècles la Bulgarie. Le Mouvement pour les droits et les libertés, petit parti de la minorité turque de Bulgarie, s’est vivement opposé à cette initiative. « Il n’appartient pas au Parlement de décider de la vérité historique », a affirmé Lyutvi Mestan, député de longue date du Mouvement. |
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