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Le Courrier des Balkans
70e anniversaire de la rafle de Novi Sad : l’Église orthodoxe serbe choisit les invitésSur la Toile :
Mise en ligne : mardi 24 janvier 2012
Novi Sad commémorait lundi 23 janvier le 70e anniversaire de la rafle organisée par le régime hongrois pro-nazi. L’Église orthodoxe serbe, qui organisait la cérémonie, a refusé de laisser participer les ambassadeurs d’Israël et de Hongrie au motif qu’ils étaient venus avec le maire Igor Pavličić. L’éparchie de la Bačka et la ville de Novi Sad sont en conflit depuis plusieurs années.
(Avec Blic) - Les officiels de la ville de Novi Sad et de la province de Voïvodine ainsi que les ambassadeurs de Hongrie et d’Israël n’ont pas été autorisés à participer à la cérémonie du 23 janvier rendant hommage aux victimes de la rafle de Novi Sad en 1942. Découvrez notre cahier : Le service de sécurité de l’éparchie de la Bačka les a empêchés d’accéder à la tribune au motif qu’elle était réservée aux représentants de l’Église orthodoxe serbe et de la communauté juive de Serbie. « Je suis venu à la cérémonie pour marquer mon respect envers les victimes », a souligné Igor Pavličić, le maire (DS) de Novi Sad, qui s’est refusé à commenter l’attitude de l’Église orthodoxe. Du côté de l’Église, on explique que les élus n’étaient pas invités et que les ambassadeurs n’ont pas pu participer « à cause d’eux ». Selon le père Vladan Simić, secrétaire de l’éparchie, les élus de la municipalité ont « tout fait pour provoquer un incident ». Cet accroc n’est que le point culminant des mauvaises relations qu’entretiennent la mairie de Novi Sad et l’éparchie de la Bačka, qui se querellent pour savoir qui a le droit d’organiser la cérémonie. Le grand rabbin de Serbie Isaac Asiel et le patriarche Irinej ont dirigé la commémoration des 70 ans de la rafle de 1942 qui a fait plusieurs milliers de victimes. Sandor Kepiro, le « cerveau » de cette opération menée par le régime hongrois pro-nazi de l’amiral Horthy, est mort le 5 septembre 2011 après avoir été acquitté deux mois plus tôt « faute de preuves » par un tribunal de Budapest. |
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