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Panorama

Albanie : violences du 21 janvier 2011, l’heure des comptes

Traduit par Mandi Gueguen
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 25 janvier 2012
Mise en ligne : vendredi 27 janvier 2012
Un an après la grande manifestation de l’opposition qui s’était soldée par la mort de quatre personnes, la justice albanaise va juger trois personnes, dont le chef de la garde républicaine. Trois députés socialistes sont également visés pour avoir « organisé et participé à une manifestation illégale ».

Les heurts entre manifestants de l’opposition et la police avaient fait quatre morts le 21 janvier 2011. Un an plus tard, la justice albanaise cherche à établir la culpabilité des accusés.

L’ancien commandant de la Garde républicaine, Ndrea Prendi, se trouve depuis quelques jours sur le banc des accusés pour son rôle dans l’issue dramatique du 21 janvier 2011. Le commandant Prendi est directement mis en cause pour le décès de Faik Myrtaj.

Ce sont des balles tirées de son arme de service qui ont tué cet homme. Le chef de la Garde républicaine assure avoir tiré en l’air et non pas en direction de la foule. Son chauffeur, est lui aussi mis en examen pour avoir échangé le chargeur de son pistolet avec celui son chef pour lui éviter les poursuites judiciaires.

Armando Kasaj, en charge de l’informatique au siège du Premier ministre, est quant à lui mis en examen pour avoir tenté d’effacer les images enregistrées par les caméras de surveillance pendant les événements.

Le Parquet a aussi demandé la suppression de l’immunité pour trois députés socialistes, accusés d’« organisation et de participation à une manifestation illégale ».

L’ambassadeur américain Alexander Arvizu a déclaré soutenir entièrement l’enquête ouverte par la justice albanaise afin de déterminer exactement ce qui s’est passé ce 21 janvier 2011.