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Utrinski Vesnik
La Macédoine pourrait bientôt mettre en application ses accords d’extraditionTraduit par Jaklina Naumovski
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Publié dans la presse : 24 février 2012
Mise en ligne : lundi 27 février 2012
Faute de ratification, les accords d’extradition conclus avec la Macédoine ne sont toujours pas applicables. Plus de 300 personnes, Macédoniens recherchés à l’étranger ou étrangers vivant en Macédoine, sont ainsi toujours en liberté. Skopje pourrait bientôt accélérer le processus pour harmoniser sa législation avec les pays voisins.
Les bases juridiques de ces accords d’extradition ont bel et bien été définies en avril dernier, et des accords ont été signés avec les pays limitrophes, mais ceux-ci n’ont pas été ratifiés par le Parlement. Selon les cas, le Parlement ou encore le ministère des Affaires étrangères fait blocage. Toutefois, le ministère de la Justice pousse ses pions. Dans le courant de la semaine prochaine, des initiatives visant à modifier l’accord gouvernemental bilatéral avec l’Albanie et à démarrer les négociations avec la Bulgarie seront introduites. Selon les informations du ministère, une initiative a été lancée pour la conclusion d’un traité d’extradition des ressortissants de Bosnie-Herzégovine ; des négociations au niveau des groupe d’experts débuteront en mars prochain. Le MAE, pour sa part, a annoncé que les ratifications seront bientôt adoptées, ce qui permettra d’éliminer tous les obstacles à l’extradition de ceux qui font l’objet de mandats d’arrêt. Cela concerne environ 316 fugitifs contre lesquels le MI (ministère de l’intérieur) a lancé un mandat d’arrêt : parmi eux se trouvent Dragan Daravelski, Vladislav Tamburkovski, Hedi Ramkovski. Récemment, le mandat d’arrêt a été retiré contre l’ancien ministre de la Santé Vlado Dimov, qui séjourne depuis quelques années en Bulgarie. Le tribunal d’instance de Strumica s’est décidé à une telle démarche, après avoir localisé l’adresse bulgare de Dimov. Sa déclaration faite auprès des autorités locales bulgares sera utilisée dans la procédure. L’ancien ministre travaille actuellement à la tête d’un service de chirurgie dans une clinique privée de Sofia. En mai 2011, le ministère de la Justice a entamé des négociations sur la signature d’un traité bilatéral d’extradition avec la Croatie, qui comprendra une réglementation concernant l’extradition de ressortissants pour les infractions les plus graves : crime organisé, corruption et blanchiment d’argent. Il tiendra compte de la législation des deux Etats contractants qui prévoit une peine d’emprisonnement ou des mesures privatives de liberté d’au moins quatre ans, et dans le cas où le reste de sa peine doit être exécutée, il faudra compter au minimum deux ans. Il a été conclu en octobre dernier, mais attend toujours sa ratification au Parlement. Des accords similaires conclus l’an dernier avec la République de Serbie et le Monténégro sont toujours en attente au ministère des Affaires étrangères. |
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