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Le Courrier de la Macédoine

La Macédoine et l’Otan : initiative turque, inquiétudes grecques

Traduit par Slavica Rizovska
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Mise en ligne : dimanche 20 mai 2012
Un seul point fait consensus dans la classe politique grecque : si jamais la question de l’adhésion de la Macédoine devait être posée lors du Sommet de Chicago, Athènes devrait immédiatement opposer son veto. La Turquie semble pourtant décidée à demander l’inscription de la question à l’ordre du jour.

(Avec Dnevnik, Utrinski Vesnik) - La Turquie serait décidée à demander l’inscription d’une éventuelle adhésion de la Macédoine à l’ordre du jour du Sommet de l’Otan. L’initiative turque pourrait être soutenue par la Slovénie, la Croatie, la Norvège et la Grande-Bretagne.


Retrouvez notre dossier :
Macédoine/Grèce : l’interminable conflit du nom 


Cette initiative provoque l’inquiétude à Athènes. Un compte-rendu des discussions entre les partis politiques sur la formation d’un nouveau gouvernement a été rendu public par le cabinet du président Papoulias. Ce compte-rendu précise que l’adhésion de la Macédoine n’est pas à l’ordre du jour du sommet de l’Otan mais que, si cette question devait être débattue, les représentants de la Grèce devraient opposer leur veto.

La question de la Macédoine a été évoquée par le chef du Parti des grecs indépendants Panayotis Kammenos, inquiet que la Grèce soit représentée par un gouvernement à l’autorité limitée lors du Sommet de Chicago.

« Si la question de la Macédoine se pose, elle doit être résolue dans le cadre de notre stratégie nationale et conformément à l’argumentation que la Grèce a préparé en réponse au verdict de la Cour internationale de Justice de La Haye. Nos arguments doivent être plus subtils que ceux soumis en 2008. Nous devons les renforcer de manière plus ingénieuse, plus intelligente », a répondu le chef du PaSoK, Evangelos Venizelos.

Alexis Tsipras, le dirigeant de la coalition de gauche SYRIZA, la secrétaire générale du Parti communiste (KKE), Alexandra Papariga, et le dirigeant de la Gauche démocratique Fotis Kuvelis estiment également que la Grèce devrait opposer son veto si jamais la question de l’adhésion de la Macédoine à l’Otan était posée. Pour Alexis Tsipras, la condition sine qua non pour résoudre le différend est un nom à déterminant géographique acceptable pour les deux parties.