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Le Courrier des Balkans

Croatie : la Gay Pride de Split s’est déroulée sans incident

De notre correspondante à Split
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Mise en ligne : samedi 9 juin 2012
En 2011, la première Gay Pride de Split avait été violemment attaquée par des militants d’extrême-droite. La seconde Gay Pride de la capitale dalmate s’est déroulée ce samedi sans incident, mais sous haute protection policière. Les 5 à 600 participants ont défilé jusqu’à la riva, dont le maire de Split Željko Kerum voulait leur interdire l’accès.

Par Claire Vallet

© C. ValletEntre 500 et 600 participants se sont retrouvés au Đardin (parc au nord du palais), soit quasiment deux fois plus que l’année dernière, avec bannières colorées, tambours et sifflets, et une atmosphère festive pour le départ à 15h. Mais cette fois, le parcours était balisé par une plus forte présence policière à tous les endroits ouverts sur l’extérieur.


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Là où il y avait eu des semeurs de troubles pour la Pride de 2011, il n’y avait quasiment pas de public cette année. Très rapidement, en quinze minutes, la parade a pu déboucher sur la Riva. Moment de joie symbolique pour les manifestants.

Le public d’environ 250 personnes a été tenu hors de portée du côté de l’église Sveti Frane. Le long du front de mer, il était possible de marcher mais sans pouvoir s’arrêter. Aucun incident n’a été rapporté.

A mi-longueur de la Riva, la parade s’est arrêtée, suivie d’un discours et de musique jusqu’à 16h30. « La Riva appartient à tous les Splitois, et donc à nous aussi », auront été les premiers mots du discours ouvrant la petite célébration.

Satisfaction générale

Sanja Juras, présidente de l’association Kontra, ainsi que les autres organisateurs sont très satisfaits de la parade : « il y a eu quasiment le double de manifestants par rapport à l’année dernière, et bien plus de gens sont venus nous soutenir, soutenir les droits humains, les droits des personnes LGBT ; il y a également eu plus de journalistes. »

Une parade sous haute protection policière. © C. ValletLe ministre de l’Intérieur Ratko Ostojić s’est également déclaré tout à fait satisfait de la façon dont s’est déroulée la manifestation. « Le nombre de policiers engagés aujourd’hui a été nécessaire en raison des évènements de l’année dernière, mais j’espère que dans les prochaines années Split ne ressentira plus le besoin d’avoir ni les barrières, ni les policiers. » a-t-il déclaré au Courrier des Balkans.

En ce qui concerne le dilemme avec le maire Željko Kerum, qui estimait que les participants à la Gay Pride « n’étaient pas les bienvenus », le ministre a été clair : « selon la loi, si la Ville autorise une manifestation pour tel jour à tel lieu, elle ne peut en aucun cas par la suite affecter les choix des organisateurs. Ainsi, la Gay Pride avait reçu l’autorisation pour sa manifestation sur la Riva ».

Željko Kerum s’est également félicité que la parade se soit déroulée sans incidents, tout en estimant que les Splitois l’avaient « ignoré » en évitant de se rendre sur la riva, et en déplorant que la ville soit restée bloquée toute la journée par la police.