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Dnevnik

Querelles régionales au sommet du SEECP à Belgrade

Traduit par Slavica Rizovska
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 15 juin 2012
Mise en ligne : mercredi 20 juin 2012
La réunion ministérielle de l’initiative régionale du Processus de coopération en Europe du Sud-Est (SEECP), qui s’est tenue à Belgrade jeudi dernier, s’est conclue par un échec. Les différents représentants régionaux ne sont pas parvenus à signer une déclaration commune. En cause : le refus de Belgrade de reconnaître le statut du Kosovo en tant que République dans les forums régionaux. Autre point de friction : la Grèce a « omis » de citer le nom de la Macédoine.

Par Katerina Neshkova

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(Tanjug)

Malgré deux jours de coopération régionale et des appels pour surmonter leurs différends respectifs en vue de l’intégration européenne, les dirigeants et représentants des pays de l’Europe du Sud-est n’ont pas été en mesure de parvenir à une résolution finale destinée à définir leurs objectifs communs. Ainsi, l’Albanie a refusé de signer la déclaration commune, expliquant que le Kosovo n’y figurait pas, et que sa future représentation dans le cadre du Processus de coopération en Europe du Sud-Est n’avait pas été envisagée.

« L’Albanie a tenu à représenter l’administration de Pristina à ce Sommet d’une manière inacceptable et sans l’accord de la Serbie », a déclaré le Président serbe Tomislav Nikolić lors de la conférence de presse de clôture. Selon Dnevnik, en marge de cette réunion, le président macédonien a eu un premier entretien avec son homologue serbe. Il lui aurait demandé de respecter l’accord bilatéral de 2009 signé entre les présidents de la Macédoine et de la Serbie, dans lequel sont fixées les positions des deux pays sur la question du Kosovo et du différend qui oppose les Églises orthodoxes macédonienne et serbe. Gjorge Ivanov estime que ces questions ne doivent pas affecter les relations de bon voisinage entre Skopje et Belgrade et mettre en péril la stabilité de la région.

L’atmosphère au Palais de la Serbie, à Belgrade, où le sommet s’est tenu, a été marquée par les difficultés politiques de la Serbie : la formation traînante d’un nouveau gouvernement après les récentes élections législatives, et les perspectives d’une intégration européenne compliquée suite aux déclarations tonitruantes de Tomislav Nikolić. Enfin, la question du Kosovo reste un sujet ultrasensible : « Notre position de principe sur l’avenir du Kosovo-Metohija reste inchangée, a d’emblée annoncé le président serbe. Jamais, de manière explicite ou implicite, nous ne reconnaîtrons la déclaration unilatérale d’indépendance ».

La Grèce campe sur ses positions

Dans son discours, le représentant du ministère des Affaires étrangères grec n’a pas mentionné le nom de la Macédoine. Il a cité tous les pays de la région dans le contexte de leur intégration européenne, tous sauf la Macédoine. Il a en revanche évoqué en détail les avancées de la Serbie, de la Croatie, du Monténégro et même de la Turquie. « Nous félicitons le pays qui organisera le Sommet de l’année prochaine », s’est contenté de déclarer le représentant grec, en référence à la Macédoine.

« La Macédoine préside depuis hier le Processus de coopération en Europe du sud-est, et devient le pays hôte du Sommet 2013. Les sujets discutés seront l’avenir politique, la sécurité et les défis économiques de la région dans le cadre de l’intégration européenne et de l’OTAN. L’accent sera également mis sur le changement climatique et la réduction des risques de catastrophes environnementales. Plus que jamais, il est nécessaire qu’ensemble, nous fassions des efforts supplémentaires pour la coopération régionale. Ce n’est que de cette manière que nous surmonterons les préjugés dans la région et intégrerons nos pays dans l’Union européenne », a déclaré à ses homologues le Président Gjorg Ivanov.

Les pays membres du SEECP sont : l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Grèce, le Monténégro, la Macédoine, la Croatie, la Roumanie, la Moldavie, la Serbie, la Slovénie et la Turquie.