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Le Courrier du Kosovo
Kosovo : les assassinats politiques du Shik en procèsDe notre correspondant à Prishtina
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Mise en ligne : vendredi 22 juin 2012
Le procès « Bllaca 2 » repose sur les accusations lancées par Nazim Bllaca, ancien tueur « repenti » du Shik, les services secrets du PDK de Hashim Thaçi. Le chef de cette structure de l’ombre officiellement dissoute depuis 2008, Kadri Veseli, a témoigné en démentant les accusations de Bllaca et de Naim Miftari, et en détaillant les structures du Shik...
Par Belgzim Kamberi
Retrouvez notre dossier : Shaban Syla, Bekim Syla, Shpresim Uka, Sadik Abazi, Fahredin Gashi et Driton Hajdari - anciens agents du SHIK - sont accusés d’avoir tués l’ancien responsable de la police secrète serbe du Kosovo Ibush Kllokoqi et d’une tentative de meurtre contre des cadres de la LDK d’Ibrahim Rugova, Adem Salihaj et Ismet Arifi. En niant toute implication du SHIK et en démentant les dépositions de Nazim Bllaca et de Naim Miftari, témoins collaborateurs du parquet, Kadri Veseli a qualifié le premier de « menteur » et le second de « trafiquant d’essence ». En assurant que le SHIK n’existe plus depuis maintenant quatre ans, Kadri Veseli a expliqué que la création de ce service ne reposait pas un cadre légal, mais qu’elle était le résultat d’un accord entre les dirigeants politiques du Kosovo lors des négociations de Rambouillet en février 1999. Kadri Veseli a ainsi sous-entendu qu’il avait été nommé à la direction du SHIK par Hashim Thaçi. Le SHIK aurait disposé d’un financement officiel jusqu’en janvier 2000 seulement. Selon le schéma de commandement présenté par Kadri Veseli, Ilmi Reçica aurait été le numéro 2 du SHIK, alors que Latif Gashi en était le directeur général. Fatmir Xhelili dirigeait le département contre le crime organisé, Fadil Demaku le département contre le térrorisme, l’actuel directeur des mines de Trepça Ferat Shala le département de l’intelligence, et Ilir Ramadani le département de l’information et des analyses. Nazim Bllaca et Naim Miftari ont riposté tout de suite via Facebook, en accusant de nouveau le SHIK de former une structure illégale criminelle qui aurait commandité plusieurs meurtres à motifs politiques au Kosovo. |
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