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B92
Serbie : Ivica Dačić nommé Premier ministre, vers un gouvernement SPS-SNS-URSTraduit par Laurent Geslin
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Mise en ligne : jeudi 28 juin 2012
Le Président serbe, Tomislav Nikolić, a demandé au chef du SPS, Ivica Dačić, de former le gouvernement dont la composition serait convenue depuis dix jours. Ivica Dačić avait besoin de temps pour signifier sa rupture avec le Parti démocratique (DS).
« Les choses se sont décantées quand j’étais à l’étranger », a déclaré hier le Président Nikolić. Il a souligné qu’il espérait que le nouveau gouvernement « favorise le travail, assure la sécurité et rapproche la Serbie de l’Union européenne ». Retrouvez notre dossier : Selon le quotidien Danas, la composition du nouveau gouvernement serait convenue depuis dix jours, mais Ivica Dačić avait besoin de temps pour signifier sa rupture avec le Parti démocratique (DS). Les principaux portefeuilles auraient déjà été partagés de la manière suivante : Au Parlement, le gouvernement peut compter sur les 73 députés du Parti progressiste serbe (SNS), les 44 élus de la coalition SPS-PUPS-JS, et les 14 élus de URS, soit un total de 133 députés sur 250. Pour l’UE, peu importe qui forme le gouvernement L’ancien ambassadeur de Serbie en Allemagne, l’analyste Ognjen Pribićević rappelle qu’il faut encore que le Parlement accorde son soutien au futur gouvernement. « Ce n’est qu’ensuite que les jeux seront véritablement faits », explique-t-il. L’ancien ambassadeur estime que le ralliement du SPS à la majorité a été motivé par la promesse d’obtenir le poste de Premier ministre mais que les socialistes pourraient de nouveau changer de camp à l’avenir. Selon lui, tourner le dos au DS ne signifie pas seulement changer de partenaire, mais changer aussi de stratégie. « Les électeurs vont réagir négativement. Ils sont allés aux urnes pour un parti qui garantisse un changement. Certaines lignes politiques ont été franchies, et je suis sûr que les électeurs vont réagir », assure Ognjen Pribićević, « le nouveau gouvernement va devoir faire ses preuves ». « Pour l’Union européenne, peu importe qui forme le nouveau gouvernement », continue Ognjen Pribićević, « pour Bruxelles, la seule question est que la Serbie finisse par reconnaître le Kosovo, et cette question sera sur la table du nouveau gouvernement en septembre ou octobre ». |
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