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La Stratégie pour le Danube : une chance pour tous les pays riverains

Traduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :
Mise en ligne : jeudi 5 juillet 2012
L’heure est au développement de la coopération entre les pays riverains du Danube. Un an après l’adoption d’une « Stratégie pour le Danube », une conférence réunie à Belgrade a permis de faire le point sur les projets en cours. Les priorités sont le développement des infrastructures, du tourisme et de la coopération régionale, ainsi que la protection du milieu naturel.
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Le Danube au niveau de Golubac, entre Serbie et Roumanie

Le président de la chambre de commerce serbe, Miloš Bugarin a ouvert cette conférence sur « La Mise en œuvre de la Stratégie pour le Danube : défis et perspectives », en rappelant que la Stratégie pour le Danube, adoptée l’an dernier, a permis de retenir des projets communs et une coopération de qualité entre les pays des Balkans occidentaux.


Retrouvez notre dossier :
Le Danube : un trait d’union entre tous les pays riverains ? 


Pas moins de 30 projets sont actuellement financés par des fonds européens, 15 autres sont en préparation et une douzaine d’autres sont envisagés.

Les projets font tous partie des « quatre piliers de la Stratégie pour le Danube », qui prévoit de connecter tous les pays du bassin du Danube, de protéger l’environnement et d’assurer la prospérité de la région.

Ainsi, Miloš Bugarin a cité le projet du nettoyage des rives du Danube, de la Save et de la Tisa, lancé par la Chambre de commerce serbe, précisant que cette dernière serait également partie prenante du Projet d’information fluviale qui doit assurer la sécurité de la navigation sur le cours serbe du fleuve et permettre le développement du nautisme en Serbie. Il a reconnu que des délais dans la réalisation de certains programmes empêchaient la Serbie d’utiliser pleinement les financements disponibles.

Milica Delević, chef du Bureau serbe pour l’intégration européenne, a précisé que la Stratégie pour le Danube reconnaissait l’importance de tous les pays de la région du Danube, dont certains sont déjà membres de l’UE et d’autres qui sont engagés dans le processus d’intégration. Pour elle, il est très important de prendre la région dans son ensemble, et la Serbie a déjà bénéficié de nombreuses opportunités de développement. Elle a cité la restauration du Pont de Žeželj et de la Forteresse de Golubac, le projet d’approvisionnement en eau de Veliko Gradište et le nettoyage du canal de Bačka. Un second sommet est prévu en septembre pour collecter des fonds pour des projets dans le cadre de cette stratégie.

Vlastimir Matejić, président du Mouvement européen de Serbie, a insisté sur l’implication nécessaire de l’Etat, du monde des affaires, des organisations non-gouvernementales, de la société civile et de chaque citoyen pour la réussite de ces projets.

Pour Michael Ehrke, directeur de la Fondation Friedrich Ebert à Belgrade, tous les pays de la région du Danube doivent se retrouver sous l’égide de l’Union européenne, et il a fait remarquer que ces pays sont bien différents au niveau du développement, allant du plus développé comme l’Allemagne, au plus pauvre d’entre eux, la Moldavie.