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B92
Serbie : le SDPS de Rasim Ljajić participera au futur gouvernementTraduit par Jovana Papović
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Publié dans la presse : 19 juillet 2012
Mise en ligne : vendredi 20 juillet 2012
Après une semaine d’atermoiements, le SDPS a tranché : il participera bien à la coalition gouvernementale SNS-SPS-URS-PUPS et aura deux ministres, Rasim Ljajić et Sulejman Ugljanin. Pour l’allié du DS depuis 2008, il ne s’agit pas de reniement, mais de survie. D’ailleurs, Ljajić l’assure, « le DS reste un partenaire ». Le moyen de s’assurer un nouveau portefeuille lors de la prochaine alternance ?
Retrouvez notre dossier : « Ça a été une des décisions les plus difficiles que j’ai eues à prendre avec mes collègues du parti. Je suis conscient qu’elle est contestable sur le plan moral et c’est la raison pour laquelle j’ai ce goût amer dans la bouche, mais nous étions obligés de choisir entre la survie du SDPS et sa disparition », a clamé Ljajić lors de la conférence de presse qui a suivi la décision. Le DS, aux côtés duquel Ljajić a participé aux dernières élections, a décidé hier de ne pas soutenir son entrée dans le futur gouvernement et insiste sur le fait qu’il s’agit d’une décision individuelle de Ljajić. « Le SDPS est un parti indépendant, il a un groupe parlementaire qui décide de son avenir, indépendamment du DS. Le rôle du Parti Démocratique n’est ni de les encourager, ni de leur mettre des bâtons dans les roues », peut-on lire dans le communiqué de la formation de l’ancien Président Tadić. Néanmoins, Dragoljub Mićunović, qui dirige le conseil politique du Parti démocratique et qui passe pour le plus fervent critique du choix de Ljajić, dénonce une tromperie vis-à-vis des électeurs. « C’est un mensonge politique. Dans le précédent gouvernement, le SDPS menait une politique de centre gauche, maintenant ils n’ont aucun mal à passer à une politique de centre droit. » Rasim Ljajić a exercé ses premières fonctions ministérielles en 2000 dans le premier gouvernement de transition après la chute de Slobodan Milošević. Depuis, il n’a jamais quitté le gouvernement malgré les alternances politiques. Ainsi en 2008, il était ministre du Travail et des Affaires sociales du gouvernement Koštunica, portefeuille qu’il a conservé après la victoire du DS. |
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