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Le Courrier des Balkans
Référendum en Roumanie : Traian Băsescu échappe à la destitutionSur la Toile :
Mise en ligne : lundi 30 juillet 2012
Appelés à se prononcer par référendum sur la destitution du Président Băsescu, les Roumains ont voté pour à plus de 87%. Pourtant, Traian Băsescu devrait retrouver son poste dans les prochains jours faute d’une participation suffisante - inférieure à 50% - pour que le scrutin soit validé. Le Premier ministre a demandé au Président de quitter ses fonctions.
Retrouvez notre dossier : « Les Roumains ont rejeté le coup d’État des 256 parlementaires conduits par Victor Ponta (Premier ministre, NDLR) et Crin Antonescu (Président intérimaire, NDLR) », les chefs de file de l’Union sociale libérale - l’actuelle majorité de centre gauche -, a déclaré Traian Băsescu depuis son siège de campagne, quelques minutes après la clôture des bureaux de vote. 46% de participation, plus de 87% de « oui » à la destitution « Je veux remercier ceux qui, surmontant leur colère, ont compris que le référendum ne portait pas sur Băsescu mais sur l’Europe », a-t-il ajouté, alors que ses partisans avaient appelé au boycott de la consultation. Selon une estimation officielle donnée vers 21H30 GMT par le bureau électoral central, le taux de participation était de 45,92%, ce qui ouvre la voie à l’invalidation du scrutin. Conformément à la volonté de l’UE, la participation doit en effet être supérieure à 50% pour que la consultation soit validée par la Cour constitutionnelle. Selon des résultats officiels annoncés par le Bureau éléctoral central (BEC) portant sur plus de 97% des bureaux de vote, le taux de participation au référendum de destitution s’est élevé à 46% des inscrits, en-dessous des 50% requis pour la validation de cette consultation. Plus de 87% des votants ont dit "oui" à la destitution. L’USL a de son côté assuré que le taux final de participation s’élèverait à 52%, validant le référendum, un chiffre contredit par le Parti démocrate libéral (PDL, opposition) dont est issu Traian Băsescu. La crise politique risque de s’aggraver Le Premier ministre social-démocrate Victor Ponta a estimé dans une déclaration au siège du gouvernement que, quel que soit le taux de participation final, aucun homme politique « ne peut ignorer la volonté » de millions de votants, appel du pied à un départ de Traian Băsescu. L’Union européenne, qui avait fustigé mi-juillet les méthodes peu orthodoxes employées par l’USL pour faciliter la destitution du Président, a demandé à Bucarest de se conformer à toutes les décisions de la Cour constitutionnelle. Le retour de M. Băsescu au palais présidentiel « ne va pas calmer la situation politique, au contraire, il va attiser encore davantage la guerre entre les deux camps », estime le quotidien Romania Libera, selon qui l’invalidation du référendum « met les dirigeants de l’USL dans une situation délicate », tandis que le désaveu du Président Băsescu par plus de 80% des votants entame sa légitimité. L’échec du référendum intervient à la veille d’une mission d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union europénne, qui ont conclu l’année dernière un accord de type préventif avec Bucarest. |
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