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Le Courrier des Balkans

Roumanie : pour le FMI, il faut réformer plus pour gagner plus

De notre correspondant à Bucarest
Sur la Toile :
Mise en ligne : lundi 19 novembre 2012
Le FMI demande à Bucarest d’accélérer le rythme des « réformes » afin de toucher des financements supplémentaires. Des mesures impopulaires et difficiles à prendre, alors que le pays est en pleine campagne électorale.

Par Matei Martin

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Erik de Vrijer

(Avec Adevărul et Evenimentul Zilei) - Les représentants du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale et de la Commission Européenne demandent plus de discipline à la Roumanie.

Afin de conclure un accord qui permettrait à Bucarest d’obtenir des financements jugés indispensables, le gouvernement doit mener à terme les réformes auxquelles il s’est engagé en été : stimuler la croissance économique, réformer le système de santé et le système d’éducation, mais aussi introduire une certaine forme de management privé dans les grandes compagnies d’Etat (chemins de fer, ports, aéroports, autoroutes) et inscrire en bourse la compagnie aérienne nationale, TAROM. 

Alors que les chefs du FMI exigent des « réformes structurelles » urgentes, le gouvernement en place, conduit par le social-démocrate Victor Ponta, demande cependant une « dérogation » jusqu’après les élections législatives du 9 décembre.

Le gouvernement s’est lancé avec hésitation sur le chemin des réformes, mais n’a pas eu le courage de prendre, avant les élections, les mesures les plus impopulaires. Par ailleurs, l’échec encaissé avec Oltchim [1] – compagnie d’Etat qui fait objet d’un litige après une tentative de vente – n’encourage guère à la reprise des privatisations.

Le grand défi serait de passer de l’austerité à la croissance et à la création de nouveaux emplois, avait déclaré le chef de la mission du FMI à Bucarest, Erik de Vrijer. « Ceci serait possible si l’on maintient le rythme des investissements de l’Etat. Or, le gouvernement a justement coupé dans les fonds d’investissements au profit des dépenses sociales ».

Reste encore à voir si un nouvel emprunt au FMI est vraiment nécessaire. Alors que du coté des gouvernants il n’y a pas de polémique – ces fonds seraient essentiels pour la relance économique – le gouverneur de la Banque Nationale fait, lui, appel à la prudence. L’accord serait utile dans la mesure où il offre au pays, surendetté, une sorte de garantie pour accéder à des emprunts moins chers sur les marchés financiers privés.