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Le 2 mai 2003, est décédée à l’âge de 81 ans la célèbre poétesse, écrivain, dramaturge, traductrice bulgare Blaga Dimitrova.
Née le 2 janvier 1922 à Biala Slatina, elle grandira dans une famille de musiciens. Elle écrit sa première oeuvre poétique à huit ans lorsque, demeurée seule à la maison, elle découvre effrayée la solitude : elle commence alors à rédiger, à deviner des rimes. Ses premières poésies de valeur lui viendront au lycée de langues classiques de Sofia, dont elle sort diplômée en 1941. Plus tard, elle fera des études spécialisées à Saint-Pétersbourg, à l’Institut des jeunes écrivains, ou elle défendra une thèse intitulée « Mayakovski et la poésie bulgare ».
Lorsqu’en 1988 elle figure parmi les membres fondateurs du Club pour la transparence et la perestroïka en Bulgarie et s’investit dans des campagnes pour les droits de l’homme, le régime interdit la publication de ses oeuvres.
En 1991, Blaga appuie la grève de la faim des quelque 39 députés qui refusent de signer la nouvelle Constitution. En 1992, elle est élue vice-présidente de la République de Bulgarie, fonction qu’elle assume jusqu’à sa démission en 1993.
Lors d’une interview, Blaga déclara : « Je ne suis pas parvenue à écrire le livre de ma vie, car je me suis laissée emporter par la politique et éloigner de mon travail. » Néanmoins, elle n’a jamais regretté de s’être mêlée aux affaires publiques. Elle ajouta : « Il est intéressant d’observer à quel point la politique transforme un être humain. Quelque chose se rompt à l’intérieur, cela n’épargne personne. On est incapable de s’y soustraire, car une autre manière de penser et de sentir nous embourbe ». Pour Blaga, la liberté est une épreuve fondamentale parce que les tentations deviennent presque irrésistibles. Mais quel bonheur que celui d’une liberté difficile, une liberté qui exige sans cesse de choisir et de décider...
(Mise en forme : Stéphane Surprenant)











