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OSCE/Greek Helsinki Monitor

La minorité macédonienne de Bulgarie

Traduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :
Mise en ligne : dimanche 2 novembre 2003
La minorité macédonienne continue de souffrir de multiples violations de ces droits en dépit de décision en sa faveur de la Cour européenne des droits de l’homme. Des associations comme OMO Ilinden et des partis politiques ne sont toujours pas reconnus légalement.

Droits d’expression

Le 12 septembre, qui est la date commémorative du massacre des Macédoniens de Bulgarie, en 1924, une quarantaine de personnes qui voulaient poser une gerbe de fleurs sur un monument en ont été empêchées par des partisans du mouvement nationaliste bulgare VMRO. Le lendemain, l’incident a été relaté dans la presse en inversant les rôles, accusant les Macédoniens d’avoir été ivres, et d’avoir insulté la Bulgarie. La commémoration du 12 septembre a été qualifiée d’action anti-bulgare par la presse officielle.

Recensement

Lors du recensement de mars 2001, seuls les Turcs et les Rroms ont pu affirmer leur identité, pas les autres minorités. Ce stratagème permet aux autorités bulgares d’affirmer que la Bulgarie est un pays ethniquement homogène. Quand OMO Ilinden a voulu distribuer des tracts pour inciter la population macédonienne à s’affirmer comme telle, des dirigeants ont été arrêtés et condamnés pour distribution de tracts « anonymes ».

Le monastère de Rozhen

Le 22 avril 2001, des membres et sympathisants d’OMO Ilinden se sont réunis au monastère de Rozhen pour célébrer l’anniversaire de la mort du héros macédonien Yane Sandanski. Le lendemain la presse a publié des articles scandaleux accusant les participants d’avoir crié des slogans anti-bulgares et d’être des voyous. Le même scénario s’est reproduit pour d’autres commémorations.

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