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Île-Saint-Denis (93)
Evénement culturel kosovarCompagnie Libre d’Esprit
Publié dans la presse : 30 mars 2004
Mise en ligne : dimanche 4 avril 2004
Informations 01.45.79.63.47 E v é n e m e n t C u l t u r e l K o s o v a r T h é â t r e Le journal d’un fou/Ditari një të çmënduri Mon Village sait boire le raki Mon Ami Paranoïaque L e c t u r e Poésie Albanaise et autres... M u s i q u e C i n é m a E x p o s i t i o n s ...Parlons de l’avenir, parlons de la vie... Ce premier événement sur la culture albanaise s’organise en Ile de France, et c’est la ville de l’ Île -Saint-Denis qui nous donne cette chance. Pendant ces jours précieux, vous aurez l’occasion de voyager à travers différentes œuvres vers des horizons, une culture, une langue qui vous est proche et lointaine en même temps. C’est l’occasion de se réunir, de se découvrir et de partager un moment autour d’un verre de Raki, ou d’un café accompagné de Baklava. Artistes kosovar, macédoniens et français ayant travaillé sur des œuvres albanaises, nous montrent un autre point de vue sur ces régions. Un regard digne sur notre culture, nos traditions et un échange culturel entre nos deux pays. Pour les amoureux de ces pays, cet événement sera un délice pour s’évader à trois pas de chez eux. On souhaite à ceux qui ne les connaissent pas encore, de les découvrir. . . Théâtre Mon Ami Paranoïaque C’est par un matin ensoleillé, au beau milieu d’une belle histoire, que mon ami commence à devenir parano. Unejolie fille de l’autre coté du miroir vient à son aide. Aujourd’hui, il n’y a pas un pays dans le monde qui n’a pas une armée pour se défendre et depuis dix ans, pratiquement tous les états ont augmenté leurs budgets. Les usines tournent à plein régime, du coup la population trouve normal d’avoir des armes pour se défendre. Pendant ce temps, la femme avec ses cris d’impuissance finit par être gênante et on la cache dans une maison, prison ou tout simplement par un voile. Moi, c’est à douze ans que j’ai eu une arme à feu à la main. Nikson Pitaqaj Mercredi 31 mars à 20h45 Qu’est ce qui m’a poussé à faire « Le Journal d’un Fou ? » Je voulais interpréter un personnage qui pourrait refléter ma relation en tant qu’artiste avec la société dans laquelle je vis. J’ai toujours admiré Risto Shishkov, un des plus grands acteurs macédonien, ainsi que Kujtim Spanhivogli, le seul et unique metteur en scène avant-gardiste en Albanie. Tous les deux ont eu le courage de se prononcer contre le régime socialiste, sous lequel ils ont souffert. Pour faire cette pièce, j’ai été influencé par ces deux personnalités. Le journal d’un fou, se déroule à une époque où la police et les forces militaires de Macédoine combattaient les rebelles albanais. Dans cette ambiance tendue, polarisée par le conflit ethnique, Le Journal d’un Fou est produit par un acteur albanais et un metteur en scène macédonien. Ce fut une collaboration inattendue et surprenante ; par conséquent Ivan Popovski et moi étions harcelés, en même temps par les albanais et les macédoniens. Aujourd’hui, je leur demande à tous : auriez-vous préféré que Ivan et moi, nous nous crevions les yeux au lieu de réaliser ce projet ? Mon héros vit dans une toute petite piéce. On l’observe. Il n’arrive pas à sortir du cercle. Il se bat contre l’invisible... Il est fou de rage. On l’attache... Il y a des miroirs... plein de miroirs. Il ne se sent pas bien, pas bien de tout. Il pleure. La pluie. Il est mouillé... Il est heureux... Les larmes... les gouttes. Triste, sentimental... Le soulagement. Il flotte...Bajrush ? Est-ce que quelqu’un sait où se trouve Bajrush ? Jeudi 01 avril à 20h45 Nous avons l’honneur d’accueillir le théatre « Dodona » qui vient directement du Kosovo en présence de leur directeur Faruk Begolli. Il nous présentera la pièce de E.Ionesco, « la leçon », en langue albanaise. Aujourd’hui, Ionesco connaît un succès mondial et son oeuvre est traduite et jouée dans plus de 29 langues. L’absurde et le comique jouent un rôle considérable, le langage devient l’instrument d’un pouvoir abusif. Désemparé, niant son acte avec une parfaite mauvaise foi, le professeur se fait rappeler à l’ordre : « c’est la quarantième fois aujourd’hui, et tous les jours c’est la même chose ». Quoi qu’il en soit, ce cours particulier devient tout à fait insolite. Tel un duo musical, le dialogue se déroule simultanément dans un double registre. Sur ce, une nouvelle élève, nouvelle victime, sonne à la porte, continuant ainsi un cycle sans fin... dans l’humour noir. La leçon s’achève par un assassinat. L’avillissement comique du langage s’allie à ce que la psychanalyse nomme « le fantasme de destruction ». Samedi 03 avril à 18h00 MCJ Avec la troupe de Bajrush Mjaku et une quinzaine de comédiens qui nous présenteront leurs créations. Juste après leur tournée à Moscou au théâtre de la Gittis où ils étaient invités par P. Fomenko, ils continuent leur aventure jusqu’à Paris pour partager un point de vue sur les grandes œuvres classiques en langue albanaise. une pièce qui explore partager un repas la puissance du pouvoir... Le public est invité à partager un repas de famille sur scène. Pendant plus d’une heure sur la même table d’amitié, on mangera, on boira et tout naturellement on discutera des choses de la vie. Le père est une pièce qui explore de façon subtile et psychologique les relations complexes au sein de la famille. Une ombre de suspicion est jetée sur la paternité du capitaine. Sa femme en et la cause, car elle veut prendre le contrôle de la famille et de son mari. Ceci nous mène à une guerre psychologique, terrifiante entre les personnages de cette pièce. La foi, le pouvoir, la manipulation et la torture psychologique sonr les forces majeures de ce drame qui tourne autour d’un seul objectif : La puissance du pouvoir. Même si ce drame familial a pour théâtre le planches d’une scène, elle est d’autant plus réelle qu’elle reflète les scènes de notre quotidien avec parfois des conséquences plsu tragiques. LA pièce se joue en lngue albanaise, une façon symbolique de célébrer les trente années de carrière de Bajrush Majku. 18 novembre 2000 Les premiers flacons de neige tombent. Il fait froid. J’essaye de me concentrer et d’écrire une lettre au ministre de la culture. Je n’y arrive pas. Ils me l’empêchent. Ils ne me laissent pas tranquille. Le téléphone sonne constamment. La folie.
22 novembre 2000 En ce moment de folie générale dans cette partie du monde, il me semble que seulement un fou peut survivre. Malheureusement, d’un côté, mon héros n’est pas
assez fou pour faire face au chaos qui l’entoure et résister à la folie, mais de l’autre, il
est trop sensible, trop naïf, trop honnête et trop amoureux pour être normal.
11décembre Mon héros est un poète, il est fou, tous les artistes sont fous, l’art ne peut pas suivre les conventions. Quelqu’un de complètement normal ne pourrait pas être artiste, l’art des gens normaux est ennuyeux et banal, il reste plat... Les gens normaux ne peuvent pas voler.
6 janvier
C’est Noël. J’aimerais être chez moi. Ça fait longtemps que je n’ai pas été chez moi, chez ma famille pour fêter Noël. Pendant toute la journée d’hier, mon héros a marché à quatre pattes, comme un chien, il aboyait et levait la patte droite. C’est un jour férié aujourd’hui mais il dort toute la journée. Il est complètement fou. MJC la légende de Constantin et Doruntine Au seuil de la désolation écrite par Teki Dervishi Bregu i pikëllimit (Au seuil de la désolation) est une œuvre panoramique
embrassant neuf cents ans d’histoire à travers le parcours d’un
personnage, le Joueur, errant parmi les morts comme parmi les vivants.
Revisitant la légende de Constantin et Doruntine, Teki Dervishi fait du
Joueur un envoyé du royaume des morts chargé de ramener - comme
dans la légende - sa sœur Doruntine à sa mère. Or rien ne se passe
comme prévu. Si le texte prend appui sur la tradition de la parole donnée
Musique classique La soprano Erjana Paruca, violoniste Gloria Gashi, les pianistes Miranda Deliallisi et Lekë Salihu Samedi 03 avril à 19h00 Gloria Gashi est née à Tirana en Albanie, elle commence le violon dès l’âge de six ans. Elle devient à vingt ans, titulaire à plein temps de l’Opéra National de Tirana. Elle se perfectionne au Conservatoire National de Musique Egar VARESE avec le professeur Ami Flamer. Ainsi elle reçoit le premier prix à l’unanimité et les félicitations du jury. Elle participe à tous les concours des jeunes talents d’Albanie avec une réussite à de nombreux premier prix, et se lance dans sa carrière professionnelle sur la scène nationale et internationale. • Premier Violon de l’Opéra National d’Albanie. • Violon Solo de La Radio National d’Albanie. • Soliste accompagnée par l’orchestre du Conservatoire Edgar Varese, avec l’enregistrement de la Symphonie Concertante de Mozart. • Tourné à Lisbonne de l’Opéra Carmen avec « Opéra Hall of Belgium » • Soliste accompagnée par l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, concert en Turquie, Maroc, France (Beethoven) • Tournée en Italie avec l’ensemble des professeurs de l’Académie de Tirana (Mozart, Beethoven, Rossini, Verdi....) • Concert à l’UNESCO, avec l’orchestre occident-oriental comme violon solo (Mozart, Poulenc) Installée en France depuis le mois d’avril 2001, elle prépare actuellement le concours d’entrée en cycle de perfectionnement au CNSM de Paris. C N S Miranda Deliallisi a tenu son premier concert à Tirana à l’âge de 8 ans. Omniprésente sur la scène Albanaise, elle a été l’invitée de la radio-télévision. Prix spécial pour la meilleure interprétation de Rossini (Italie), concours internationaux : Naples, Sydney, Leipzig. Diplômée de l’Académie des Beaux-Arts d’Albanie, du conservatoire d’Aquila, elle fut admise dans la classe de piano du maestro Aquiles Delle-Vigne à l’école Normale « A. Cortot » où elle obtient les diplômes de piano et de musique de chambre. Miranda Deliallisi se produit en récital en Italie, Espagne et à Paris où elle vit actuellement. A 30 ans, elle se consacre à l’oeuvre de J.S. Bach. Samedi 03 avril à 15h30 Tout au long de la semaine... Marie Ponchelet est née en 1940 à Brest. Elle vit à Paris et enseigne à l’école supérieure des Beaux-Arts du Mans. Son parcours artistique se caractérise par un intérêt pour l’histoire passée et présente. Elle se rend de nombreuse fois dans les pays de l’Est dans les années 80 et se trouve en Russie en 1998 au moment des grands changements. Elle participe au mouvement d’artistes se mobilisant pour la Bosnie où se rend régulièrement depuis 1996, ainsi qu’au Kosovo depuis 1999. Ses installations éphémères sont construites à partir d’éléments, objets, textes, photographies, sons, rassemblés sur place. Elle veut transmettre le vécu et la mémoire des populations concernées. Elle expose au centre George Pompidou, New-York, Maastricht, Vienne, Moscou et Barcelone. Ses installations les plus récentes sont le résultat d’un travail fait avec les femmes et les enfants de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine (Tuzla, La Villette, Nantes). Ken Qenë tre fëmij... Mitrovica juin 1999 a été réalisée à partir de documents et d’objets rapportés du Kosovo et d’Albanie, avec intervention de paticipants aux évènements. Après un voyage à Jérusalem elle a présenté une exposition sur la Palestine. Elle a en cours d’autres projets en rapport avec ses récents voyages à Sarajevo, dans les camps de réfugiés Tchétchènes de Nazran (Ingouchie). et dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila (Liban) pour la commémoration des massacres de 1982. Installations de tapis provenant du Kosovo Marie Ponchelet a aussi rencontré la chaleur de la convivialité, de l’amitié, de la confiance. « Dans les familles on se tient autour du poële, les tapis recouvrent le sol. Ils sont des symboles ont brûlé en même temps que les maisons » ditelle. Ce sont ces vieux tapis souvent usagés, mais mémoire d’un passé, d’une culture que l’on a voulu détruire qu’elle a rapportés pour l’exposition. L e r e t o u r v e r s l e f u t u r . . . i n s t a l l a t i o n s é p h é m è r e s Peinture de Ismail Bozhlani Du 31 mars au 04 avril 2004 Jeudi 01 avril à 18h00 Bernard Kouchner, Ismail Kadare, Angelin Prejlocaj
seraient susceptibles de participer à l’évènement. Une production En partenariat avec |