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Paris (17)
Cinéma : Festival Baltyk-O-BalkanCinéma des Cinéastes
Publié dans la presse : 27 avril 2004
Mise en ligne : mardi 4 mai 2004
Festival Baltyk-o-Balkan : cinéma est-européen
Au cinéma des Cinéastes -Paris 17 ème Métro : Place de Clichy Tel : 01 53 42 40 20 Info-ciné Baltyk-O-Balkan,pour sa 1ère édition, vous présente douze films de la Baltique aux Balkans. En compétition, un parcours découverte sur fond de nouveaux paysages : de Tallinn à Belgrade, de Sofia à Budapest. En panorama, un parcours redécouverte sur cinquante ans d’histoire du
cinéma : un pays, un film, une décennie, de la
chape de plomb soviétique à l’indépendance
retrouvée. mardi 27 avril, à 20h15 Estonie, 2003, couleurs, 129’, VOSTF, en compétition au festival international du film de Rotterdam 2004. Un phare sur les côtes estoniennes à la fin de la 2nde Guerre Mondiale. Entre le départ des soldats allemands et le retour de l’Armée Rouge, un père et sa fille sont pris dans la tourmente. Il la pousse à partir, à vivre libre, à ne pas rester avec lui, prisonnière dans son propre pays. Somnambuul est un film contemplatif et troublant. Un huis-clos passionnel avec la mer Baltique comme ligne d’horizon. mercredi 28 avril, à 20h00 Un quartier HLM de Budapest. Deux frangins font joyeusement leur apprentissage amoureux. À la tête d’un petit commerce pornographique, l’aîné allie sans scrupules travail et plaisir. Le cadet, romantique et dégingandé, cherche une histoire d’amour avec un grand A, comme on en voit au cinéma. Comédie alerte, drôle et touchante, teso célèbre l’amour sous toutes ses formes : charnel ou fraternel, pour toujours ou pour cinq minutes. jeudi 29 avril, à 20h00 Roumanie, 2003, couleurs, 97’, VOSTF. Maria élève ses sept enfants dans la banlieue de Bucarest. Pas de soutien, pas d’argent :Maria, mère courage, finit par rejoindre les tapineuses du parking d’un relais routier. Elle y croise tout un petit monde, étrange, et un homme qui lui promet une vie en rose. Tiré d’une histoire vraie, Maria mêle, avec justesse, émotion, rêves d’échappées belles et burlesque des situations les plus quotidiennes. vendredi 30 avril, à 20h00 Bulgarie, 2002, couleurs, 85’, VOSTF.Grand Prix du public au festival du film de Sofia 2003. Au bord des pistes de l’aéroport de Sofia, une buvette déglinguée. Un trio de losers rêve d’hôtesses de l’air et d’horizons lointains. Comment rejoindre cet oncle d’Amérique, qui vit en Argentine ? En multipliant les combines les plus tordues et les petits boulots... Emigrants peint en couleurs vives et en accéléré le portrait d’une Bulgarie cocasse et détonante. samedi 1er mai, à 20h00 Serbie, 2002, couleurs, 87’, VOSTF. Grand Prix du festival des films du monde de Montréal 2003. Belgrade, printemps 1997. Après des fraudes massives aux élections organisées par le régime de Slobodan Milosevic, des milliers de manifestants descendent dans les rues. Le pouvoir se protège derrière un cordon policier. De part et d’autre, un pays se divise et des familles se déchirent. Film tragi-comique, Kordon se lit comme une page d’histoire dans les yeux fatigués de six policiers coincés dans leur estafette. Tchécoslovaquie, 1966, noir et blanc, 92’, VOSTF. mercredi 28 avril et samedi 1er mai à 16h / vendredi 30 avril à 14h, 16h, 18h et 22h Pendant la guerre, Milos travaille dans une petite gare. Timide, il n’arrive pas à séduire la jolie contrôleuse qui pourtant s’offre à lui. Couronné par l’Oscar du Meilleur film étranger, en 1968, le film est promis à une belle carrière… vite interrompue, car les les lauriers arrivent en même temps que les chars soviétiques du Printemps de Prague. Pologne, 1959, noir et blanc, 105’, VOSTF mercredi 28 avril et samedi 1er mai à 14h /jeudi 29 avril à 14h,16h,18h et 22h Un train de nuit emmène des vacanciers de Varsovie vers une station balnéaire de la mer Baltique. Une jeune femme s’installe dans un compartiment entièrement réservé par un homme aux lunettes noires… Le train avance, le mystère s’épaissit, la rumeur enfle : et s’il s’agissait d’un assassin ? lundi 03 mai, à 20h30 Au début des années 1970, la Yougoslavie est promise à un bel avenir. L’Occident y exporte des films et des musiques qui font rêver Egon, un adolescent de 13 ans accablé par un énorme complexe : de tous ses camarades, il est le seul sans ami, et sans tourne-disque. Premier amour, blagues de potaches, petits psychodrames familiaux … Sweet Dreams est une comédie douce-amère sur un pays et une jeunesse disparus. Lettonie, 1978, noir et blanc, 10’, VO mercredi 28 avril et samedi 1er mai à 18h / lundi 3 mai à 14h,16h,18h et 22h Une idée simple : filmer le visage des enfants pendant un spectacle de marionnettes. Les fronts se plissent, les traits se creusent, les muscles se relâchent, les yeux s’arrondissent … Les émotions et les sentiments alternent à si grande vitesse qu’en 10 minutes, on pressent toute une vie. Slovénie, 1997, couleurs, 74’, VOSTF mercredi 28 avril et samedi 1er mai à 18h / Lundi 3 mai 14h, 16h, 18h et 22h Après la mort de son père, un jeune homme part en train pour un voyage sans retour. Il achète des billets de gare en gare. Les compartiments sont des petites cours d’immeubles où les gens se croisent, s’aiment, se disputent et construisent ainsi une comédie humaine et attachante. Prix spécial du jury au festival des films du monde de Montréal 1981. Yougoslavie, 1980, couleurs, 86’, VOSTF mercredi 28 avril et samedi 1er mai à 22h / mardi 4 mai à 14h, 16h et 22h30 Un vieil autobus quitte un petit village à destination de Belgrade. C’est le printemps 1941, la veille de l’attaque allemande. Par un étrange concours de circonstances, le voyage (une centaine de km) dure 24h. Dans l’autobus qui avance lentement, les passagers s’énervent et se dévoilent. Ils composent au final le tableau comique d’une époque en déclin. Soirée de clôture : mardi 4 mai à 20h30 Prix spécial du jury au festival international du film de San Sebastian 24 décembre 1989. Pologne, 1992, couleurs, 90’, VOSTF Marek est battu dans la rue et laissé pour mort. Une opération chirurgicale le ramène à la vie, mais le laisse amnésique. Il erre dans la ville, à la recherche de son passé et de son identité. Et il interroge du même coup une société en pleine mutation qui vient de quitter le communisme sans trop savoir où aller. |