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Officiellement créé en 1997, le Centre Lotos de Tuzla représente aujourd’hui une association moderne avec une forte orientation européenne et régionale. À l’heure actuelle où, selon les enquêtes faites en Bosnie et Herzégovine, les citoyens du pays sont de plus en plus conscients de l’importance de l’intégration dans la vie quotidienne ainsi que dans le système d’éducation des personnes avec handicap, le centre Lotos renforce son impact en faisant partie du réseau SHARE-SEE (The Disability Movement for the Full Participation of People with Disabilities).
Le Centre s’intéresse à un large spectre de problèmes liés à la question du statut et de soutien aux personnes avec handicap. Ses activités peuvent être regroupées en trois catégories dont la première concerne les projets concrets dessinés pour les utilisateurs ayant un handicap (Ex : le Centre pour les enfants avec des handicaps multiples de Tuzla regroupant 160 enfants, le Day care centre et le réseau de volontaires qui apportent l’aide nécessaire à domicile à des personnes avec handicap dans la région). La deuxième catégorie d’activités est liée au soutien donné à travers le suivi de changements et de nouveautés au niveau législatif du pays. Toutes les modifications de lois qui concernent les domaines du social, du médical, des pensions décernées aux personnes avec handicap ainsi qu’à l’accessibilité aux transports, sont suivis d’un œil attentif par le team du centre Lotus. Les activités du centre ne s’arrêtent pas ici : le Centre Lotus a également une activité éditoriale : outre différents manuels et livres, les membres du centre éditent leur propre magasine.
Étant en tête du mouvement qui incite la création d’autres associations de personnes avec handicap en Bosnie, le centre Lotus organise des formations qui, par une meilleure socialisation des utilisateurs et la discussion de problèmes liés à leur situation défavorisée dans la société, visent à développer les facultés de négociations des participants. La philosophie du centre est de donner des moyens aux personnes handicapées pour lutter et se présenter eux-mêmes dans la société. Les membres du centre font également partie de différentes équipes de monitoring. Le but du centre, pour lequel il a rejoint le réseau SHARE-SEE, c’est d’élargir au maximum le cercle de personnes sensibilisées par les questions liées au handicap et ainsi d’élargir le groupe de spécialistes, de politiciens et de personnes en général engagées sans réserve pour la lutte pour les droits des personnes avec handicap à une vie décente.
Design universel
Du 27 au 29 octobre 2004, en collaboration avec l’Institut Urbanistique Canadien, le centre a organisé à Tuzla une conférence internationale sur le design universel qui a démontré qu’une approche universelle du design en général est intéressante, non seulement à cause du fait qu’elle diminue les coûts de production mais aussi parce qu’elle représente la solution pour l’avenir, étant profondément humaine et inclusive. Le design universel, en effet, ne prévoit pas des aménagements spécifiques (par exemple pour les personnes en fauteuils roulants), mais vise à intégrer et prévoir toutes les possibilités dans un schéma unique et général d’aménagement.
Suad Zahirovic, le directeur du centre, explique la situation dans laquelle se trouvent actuellement les associations non gouvernementales qui travaillent dans le but d’améliorer la situation des personnes avec handicap. Il observe deux procès qui sont de plus en plus évident en B&H concernant la problématique du handicap : d’un côté, l’intérêt des personnes ayant un handicap a augmenté, elles s’adressent plus facilement aux différentes associations et services afin de se renseigner sur leurs droits et les possibilités d’accès à des outils spécialisés. De l’autre, les organisations et les associations travaillant dans le domaine collaborent de plus en plus ce qui leur permet d’aborder le problème avec plus d’efficacité et plus de succès.
En ce qui concerne les financements, les deux niveaux, fédéral et cantonal, ont débloqué des moyens pour le soutien financier à ce type d’associations. Cependant, le niveau municipal reste plutôt inactif. Chose intéressante : il existe une catégorie de personnes avec handicap ayant un statut particulier, les vétérans de guerre. Ils se regroupent souvent dans leurs propres associations et utilisent leurs propres services installés auprès des ministères. Pour eux l’état prévoit des pensions spéciales.
Les résultats relativement encourageant au niveau de l’acceptation d’une personne avec handicap par son entourage concernent malheureusement seulement les cas de handicap physique. Dès qu’il s’agit d’un handicap mental, les chiffres baissent et on peut observer un fort désintérêt pour ce problème. Les personnes avec un handicap mental représentent une sous-catégorie à l’intérieur du groupe de personnes avec handicap et sont parfois même exclues par les personnes ayant un handicap physique.
Centre d’information Lotos
Tél. : +387.35.25.12.45
Email : ic.lotos@bih.net.ba













