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ANEM
Déplorable état des médias en SerbieTraduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 15 mai 2005
Mise en ligne : jeudi 19 mai 2005
Lors d’une conférence régionale qui s’est tenue à Belgrade le 13 mai dernier, les membres de l’Association des médias privés ont reconnu d’un commun accord les mauvaises conditions du marché, la concurrence déloyale et la confrontation à une législation des médias inappropriée.
Le directeur du Centre de la professionnalisation des médias, Stevo Niksic, a déclaré à la conférence que la Serbie avait la pire des lois sur l’information parce que cette loi n’exige pas la propriété des médias publics ce qui est la base de toute législation dans le monde entier pour éviter des situations de monopole. Le juriste Slobodan Kremenjak a fait remarquer qu’il n’y avait pas de régulation anti-monopole en place en Serbie et que le projet du nouveau Code criminel punit encore la diffamation d’une peine de trois ans prison Les délais de la mise en place de la Loi sur l’Information Publique ont conduit à une situation où l’on ne connaît pas encore les conditions de participation pour l’octroi des fréquences, et il n’ y a pratiquement aucune information sur la possibilité de la presse écrite d’être privatisée. Pour le directeur du quotidien de Belgrade Danas, Radivoj Cveticanin , le problème le plus important est que les médias ne sont pas économiquement indépendant et que cela est directement lié à la liberté de la presse. Dragan Janjic, directeur de l’agence Beta, a décrit les lois du marché en Serbie comme étant rudimentaire est a appelé à l’introduction de conditions permettant que tous puissent entrer en compétition à égalité. |