Kosovo, fragments d’impacts240 photographies N&B |
Le piège du KosovoNouvelle édition de Kosovo, année zéro |
Comprendre les Balkans. Histoire, sociétés, perspectives |
Yougoslavie, de la décomposition aux enjeux européens |
Peu à peu, l’union européenne, les USA et l’ONU, dévoilent le plan de la communauté internationale pour le statut du Kosovo, après un statut-quo ambivalent qui remonte à 1999. Mais quel que va être ce plan, rien n’empêchera la violence, venant des nationalistes serbes ou kosovars si des réponses ne sont pas apportées aux populations civiles. Car celles-ci pourraient se laisser séduire par les réponses simplistes et de repli sur soi que choisissent toujours les nationalismes.
Par Patrick Simon
Membre du Bureau national du Mouvement de la Paix
Il devient toujours de plus en plus urgent de régler les questions qui tournent autour du droit à la paix, au développement durable, à la démocratie et aux droits humains. Cela implique de développer la participation démocratique en rupture avec les critère ethniques et une véritable coopération pour le développement. La paix en Europe sera durablement garantie par la coopération et la solidarité des peuples et des institutions et non par la mise en concurrence des région. Et cela veut dire aussi prendre en compte l’approche critique des sociétés civiles pacifistes et non ethniques.
Localement, au Kosovo, les populations d’origine serbe, rrom, kosovar ou autres communautés ne doivent pas être traitées comme des ethnies à protéger, mais comme des citoyens à part entière, avec des droits et devoirs. La culture de la paix permettra à chacun de vivre en sécurité et de construire ensemble un nouveau territoire où chacun trouvera sa place de citoyen.
Globalement, la communauté internationale a la responsabilité de protéger les populations civiles et plus encore à lui donner les moyens d’un développement durable. Pour ce faire, il s’agit de soutenir et d’encourager les initiatives des sociétés civiles qui fondent leur activité sur une éthique de solidarité, la sécurité humaine devenant alors le respect des droits individuels dans le cadre d’une laïcité publique et le respect des droits collectifs dans le cadre d’une construction citoyenne.
C’est permettre à chaque individu de vivre en sécurité dans des frontières garanties et reconnues, le droit de vivre sans crainte en tous lieux et à tout moment de sa vie.









