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Cotidianul
Roumanie : 1500 médecins sur le point d’immigrerTraduit par Ramona Delcea
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 30 mars 2007
Mise en ligne : lundi 2 avril 2007
Trois mois seulement après l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne, 3% des médecins roumains sont déjà sur le point de quitter le pays pour aller travailler à l’étranger. Comment contenir cet exode massif ?
Par Oana Munteanu Le Ministère de la santé a enregistré 2400 demandes de certificats d’études et d’équivalences de la part du personnel médical roumain. Grâce à ces attestations, les diplômés prouvent que leurs études, effectuées en Roumanie, sont conformes aux réglementations européennes. Ils peuvent, par conséquent, exercer leur métier dans d’autres pays européens. Parmi ces 2400 demandes, 1500 viennent de médecins, et le reste d’assistantes, d’infirmières et d’auxiliaires de santé. « Parmi ceux qui réclament ces équivalences, certains travaillent déjà à l’étranger. D’autres souhaitent avoir des attestations au cas où ils trouvent une opportunité professionnelle intéressante », affirme Oana Grigore, porte-parole du Ministère de la santé. En 2005, la Roumanie comptait 47 388 médecins, 10 249 dentistes, 9 283 pharmaciens et 123 455 assistants médicaux, des chiffres proportionnels au nombre d’habitants en Roumanie. Mais les salaires, eux, ne sont pas proportionnels à ceux de leurs homologues européens ou américains, qui gagnent 10 à 20 fois plus que le personnel médical roumain. Des majorations salariales Face à ce phénomène, le ministère essaie de réagir. Selon les déclarations du ministre de la santé, Eugen Nicolaescu, les salaires seront augmentés de 22% pour le personnel sanitaire et de 37 à 40 % pour les médecins d’ici la fin 2007. Outre ces majorations, le personnel médical bénéficiera de primes de « stabilité », dont le montant sera établi par le gouvernement. Ils auront également accès à des services médicaux, des traitements et des médicaments gratuits, en fonction des recommandations de médecins spécialistes. Ces avantages sont certes intéressants, mais ils ne valent toujours pas les salaires occidentaux. Plusieurs questions s’imposent : ces avantages vont-ils satisfaire le personnel sanitaire, vont-ils réussir à maintenir au pays les médecins dont nous avons tellement besoin, où seront-nous obligés, d’ici quelques années, d’importer des médecins étrangers pour subvenir aux besoins d’une population roumaine en vieillissement continu ? |