Agim Veliu, en visite dans la Gora, a appelé les enseignants à respecter la loi, et a informé les directeurs d’écoles que le système « parallèle » ne serait plus toléré. Le maire de Dragas, la commune de la région, Halim Shemsedini, a ajouté que la tolérance qui avait jusqu’alors prévalu ne visait qu’à éviter les tensions.
« Nous avons toléré des enseignants qui travaillaient sans contrat, mais ils ont utilisé notre tolérance pour essayer de faire croire en Serbie qu’il n’y avait pas de tolérance ici, ce qui n’est pas vrai. De bonnes relations intercommunautaires prévalent », a assuré Halim Shemsedini.
Le ministre de la Santé, Sadik Idrizi, a ajouté que « le temps des manipulations politiques de la Serbie autour de la question de l’enseignement en Gora était terminé ».
Le président de l’Initiative démocratique de la Gora, Murselj Halili, n’est pas d’accord avec les ministres, et a réclamé au contraire l’ouverture d’une faculté en langues sud-slaves. « Nos enfants qui terminent l’enseignement secondaire ne peuven que garder le bétail, car ils ne peuvent pas poursuivre leurs études au Kosovo », a-t-il expliqué.
Environ 1200 élèves suivent les programmes de Serbie dans les écoles primaires de la Gora et à l’école secondaire de Dragas, tandis que 160 enseignants et personnels éducatifs touchent un salaire du ministère de l’Éducation de Belgrade.


















