La police serbe a lancé lundi un nouveau raid suppposé conduire à l’arrestation de Ratko Mladić. Hasard du calendrier, cette opération, couronnée d’insuccès comme toutes les précédentes, a eu lieu quelques jours avant une visite de Carla Del Ponte, attendue jeudi à Belgrade.
Le raid de la police pour tenter de capturer Ratko Mladić, dans une caserne et un club de l’armée dans la ville de Bela Crkva, au nord-est de la Serbie, près de la frontière avec la Roumanie, « à la suite de rumeurs sur une piste éventuelle » n’a pas donné de résultats.
Rasim Ljajić, le ministre serbe chargé de la Coopération avec le TPIY, avait déclaré mardi que « la recherche des fugitifs faisait partie des activités régulières « des forces de sécurité qui essaient d’arrêter les fugitifs les plus recherchés, dont Mladić. Il y a un mois le gouvernement de Serbie avait offert un million d’euros de récompense pour des informations qui conduiraient à son arrestation.
Nataša Kandić, militante serbe pour les droits de la personne, avait déclaré tôt il y a deux jours à la radio B92 que les responsables et les forces de sécurité « avaient connaissance des déplacements de Mladić ». Elle avait affirmé que le général se trouvait en Serbie, mais sans donner plus de détails.
« Ce raid a été monté pour faire la démonstration de notre détermination à arrêter le suspect et cela juste à la veille d’une visite de Carla Del Ponte à Belgrade », a déclaré une source anonyme des services de renseignements qui a refusé d’en dire plus.
Carla Del Ponte doit rendre compte des efforts de Belgrade pour arrêter les fugitifs accusés de crimes de guerre, une des conditions essentielles qui bloque les efforts de la Serbie pour signer un Accord de stabilisation et d’association (ASA) avec l’Union européenne (UE).
Ratko Mladić et Radovan Karadzić sont en fuite depuis 12 ans après avoir été accusés par le TPIY de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité pendant la guerre de Bosnie de 1992-1995.
L’an dernier, l’UE avait suspendu les discussions préliminaires d’adhésion avec la Serbie parce que celle-ci se révélait incapable d’arrêter Mladić. Les discussions avaient repris en juin dernier après l’arrestation de deux criminels de guerre présumés, l’ancien général Zdravko Tolimir et le responsable de la police Vlastimir Djordjević.













