A l’horizon 2012, le gazoduc Nabucco devrait acheminer vers l’Europe communautaire du gaz de la mer Caspienne et du Moyen Orient. Le pipeline, long de 3.400 kilomètres, traverse cinq pays, la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et l’Autriche. Bucarest, par la voix du Président Traian Băsescu a réaffirmé son soutien à l’opération.

- (©Le Monde)
Selon Rompres [1], le Président Traian Băsescu a réaffirmé, lors de sa rencontre au Palais Cotroceni avec Jozias van Aartsen, le coordinateur de la Commission européenne pour la réalisation du gazoduc « Nabucco », la volonté des autorités roumaines de soutenir les efforts du représentant européen.
Conformément à un communiqué de l’administration présidentielle, « les pourparlers ont visé l’établissement d’un cadre de coopération entre les autorités roumaines et le coordinateur européen afin d’assurer la mise en oeuvre du projet Nabucco. En même temps, le Président Băsescu a souligné l’importance majeure que la Roumanie accorde à ce projet de diversification des moyens d’approvisionnement en gaz naturel de l’espace de l’Union européenne ».
Dans le cadre des pourparlers, d’autres sujets d’intérêt commun ont été abordés : la coopération avec les pays fournisseurs de gaz naturel d’Asie centrale, de la mer Caspienne et du Moyen-Orient, ainsi que des projets de transport de gaz naturel qui relient la mer Noire et l’Union européenne.
Le projet Nabucco est soutenu par la Commission Européenne qui a récemment nommé un coordinateur spécial, dont le rôle sera d’analyser les conditions à remplir par l’Union Européenne pour accélérer le processus de construction.
Les compagnies actuellement impliquées dans le projet Nabucco sont : OMV (Autriche), MOL (Hongrie), BOTAS (Turquie), Bulgargaz (Bulgarie) et Transgaz (Roumanie). Les cinq pays impliqués dans la construction du gazoduc Nabucco négocient avec d’autres compagnies qui veulent rejoindre le projet, le but étant de valoriser et de relier les réserves de gaz naturel de la Caspienne et du Moyen-Orient aux marchés européens.
Les cinq compagnies ont signé le 11 octobre 2002, à Vienne, un Accord de coopération qui établit un « Consortium » effectuant une « étude de faisabilité » pour la création d’un itinéraire complètement nouveau afin de transporter le gaz depuis la Caspienne et le Moyen-Orient. Il s’agit de construire un gazoduc sur les territoires de cinq Etats, de la frontière entre la Turquie, la Georgie et l’Iran, à Baumgarten en Autriche (un nœud important où est collecté le gaz russe destiné à l’Europe de l’ouest). Le gazoduc sera aussi raccordé aux autres sources de gaz disponibles dans la région.
L’importance de ce projet a été aussi reconnue par les institutions communautaires. Il a été placé par la Commission européenne dans le programme TEN (Trans European Networks) sur la liste des programmes prioritaires.
Cela suppose le financement de 50% du coût de l’étude par la Commission européenne, le reste étant assuré par des investissements des cinq compagnies. L’investissement total est estimé à 4,4 milliards d’euros, le gazoduc ayant une longueur de 3.400 km et une capacité de transport de 25 à 31 milliards de mètres cubes par an.
[1] Agence de presse roumaine













