
- Nicolas Sarkozy et Janez Janša
Cette rencontre avec Nicolas Sarkozy a été importante, les processus entamés durant la présidence slovène devant se poursuivre durant celle de la France.
Des sources diplomatiques laissaient entendre qu’il y avait eu, avant la rencontre, un certain mécontentement de la part de la diplomatie française en raison de la confusion qui avait régné quand à la précision des termes de la visite du chef du gouvernement slovène en France. Ces problèmes ont rapidement été dissipés après le vote de confiance accordé par le Parlement au gouvernement slovène.
L’aide capitale de la France
La coopération entre la France et la Slovénie est essentielle afin d’aboutir à la ratification du Traité de Lisbonne. La Slovénie peut également compter sur le soutien de la France dans la résolution de la question du Kosovo, a également affirmé Janša. Le Conseil européen de décembre, qui réunissait les chefs d’Etat des différents pays membres de l’Union européenne, a également été un succès parce que « nous avons su adopter toutes les décisions nécessaires pour que l’Union européenne puisse assumer son rôle clé dans la résolution de la crise du Kosovo », a ajouté le premier ministre slovène.
Cette visite à Paris a également été l’occasion de renforcer les liens économiques qui existent entre les deux pays. La France est un partenaire économique important de la Slovénie, le quatrième importateur et le cinquième exportateur. Les échanges commerciaux, qui ont atteint l’année dernière 2,2 milliards d’euros sont équilibrés et traditionnellement liés à l’industrie automobile. La France fait également partie des trois plus importants investisseurs étrangers dans ce pays.
Une adhésion à l’OCDE ?
Janša a également rencontré à Paris le secrétaire général de l’OCDE, Angelo Gurrio, avec lequel il s’est entretenu sur l’adhésion de la Slovénie à cette organisation, fondée en 1960, qui regroupe les pays les plus développés du monde. La Slovénie, de même que la Russie, l’Estonie, le Chili et Israël, avait été invitée, le 16 mai dernier, à entamer des négociations pour adhérer à cette organisation, les négociations en elles-mêmes n’ayant débuté officiellement que le 3 décembre. La Slovénie a été devancée par la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et même la Slovaquie. Dimitrij Rupel, le ministre des affaires étrangères, a, quant à lui, pris part à la Conférence internationale des donateurs pour l’Etat palestinien au cours de laquelle les pays occidentaux ont récolté une aide pour redonner une impulsion à l’économie palestinienne.


















