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La Commission européenne a confirmé que la signature de l’accord politique intérimaire entre la Serbie et l’UE avait été renvoyée à plus tard, faisant porter la responsabilité de ce retard au Premier ministre Vojislav Koštunica. Le Premier ministre de Serbie aurait renoncé à cette signature suite au vote lundi 4 février par les États membres de l’UE de l’envoi d’une mission civile au Kosovo (EULEX).
« Vojislav Koštunica m’a demandé il n’y a pas si longtemps de continuer à faire avancer le processus de rapprochement avec l’UE et de ne pas lier l’intégration européenne à l’avenir du Kosovo », a déclaré Olli Rehn, le Commissaire européen à l’élargissement, en faisant référence à une conversation qu’il avait eue avec le Premier ministre serbe il y a environ un an.
« Je suis déçu de constater qu’il n’a pas tenu ses propres engagements et je regrette que cette signature soit ajournée. »
Le 28 janvier dernier, l’UE avait invité la Serbie à signer un Accord politique intérimaire qui aurait donné un cadre global pour des négociations commerciales, la libéralisation de la délivrance des visas et des programmes d’échanges éducatifs.
Mais Vojislav Koštunica s’est rallié à ses supporters contre la signature de l’accord après le vote lundi 4 février par les États membres de l’UE de l’envoi d’une mission civile au Kosovo. L’opposition virulente du Premier ministre à cet envoi a privé son vice-Premier ministre, Božidar Djelić, du mandat pour signer cet accord avec Bruxelles le 7 février.
Olli Rehn a insisté sur le fait que l’Accord restait sur la table et que l’UE était prête à le signer « quand la Serbie serait prête à le faire ». Il a aussi promis de continuer le processus de libéralisation des visas en dépit « de l’obstruction de quelques politiciens ».
« Nous voulons nous rapprocher du peuple de Serbie. Nous continuerons dans cette voie même si quelques politiciens veulent bloquer cet accord. »
Olli Rehn a répété que le résultat des élections présidentielles était un signal clair que les citoyens serbes voulaient pour leur pays un avenir tourné vers l’Europe, et il a instamment demandé aux hommes politiques de Belgrade « de respecter cet appel à l’Europe ».
« Certains politiciens demandent le divorce avant même que le mariage soit accordé », a conclu Olli Rehn.











