La proclamation d’indépendance alimente toute les craintes dans le secteur serbe du Nord du Kosovo. Les dirigeants serbes sont eux-mêmes divisés : les plus radicaux appellent à la séparation du secteur nord, d’autres, comme Oliver Ivanović, prêchent la prudence. Bajram Rexhepi, le maire de Mitrovica-Sud, assure qu’il n’y aura pas de provocations.
Les célébrations pour l’indépendance du Kosovo seront très strictement contrôlées dans la ville divisée de Mitrovica, afin d’éviter toute provocation, a déclaré le maire de la ville.
Bajram Rexhepi a donné ces assurances après avoir rencontré les représentants des forces de maintien de la paix de l’OTAN, la KFOR, pour discuter de la sécurité dans cette ville toujours prompte à s’enflammer.
« Nous allons travailler ensemble pour contrôler la situation aussi bien que possible », a affirmé le maire, alors que l’on s’inquiète d’une possible flambée de violence dans cette ville divisée entre communautés serbe et albanaise.
Bajram Rexhepi a aussi proposé que « les festivités ne se tiennent pas près du pont ». Depuis 1999, la rivière Ibar qui traverse la ville divise la ville en deux secteurs, la communauté serbe vivant au nord, la communauté albanaise au sud, le pont étant devenu le symbole de cette division.
On s’attend à ce que l’Assemblée du Kosovo déclare l’indépendance ce dimanche 17 février, mais Belgrade a prévenu qu’elle considérerait comme nul cet acte.
Dans une déclaration à la chaîne de télévision, Koha Vision, Bajram Rexhepi a précisé que « la date de la déclaration est connue maintenant. Elle aura lieu ce dimanche ou lundi matin »
Les dirigeants de la communauté serbe sont divisés sur la réaction à avoir après l’annonce de la déclaration d’indépendance du Kosovo. Les plus durs au nord de la rivière Ibar veulent « réagir en déclarant la séparation du nord de la province ». Les plus modérés, en particulier Oliver Ivanović, s’opposent clairement à toute partition et demandent aux Serbes de rester prudents dans les jours à venir.













