Par Miglena Slavova

- Affiche du parti politique Ataka
et de son leader Volen Sidervo
Les députés du parti Ataka veulent que le Parlement bulgare ne reconnaisse pas l’indépendance de Kosovo. Mardi dernier, ils ont présenté devant l’Assemblée nationale un projet de déclaration en demandant instamment que la déclaration soit mise à l’ordre du jour et votée.
Le projet stipule que le Parlement bulgare ne doit pas reconnaître et légitimer le gouvernement du Kosovo qu’il qualifie comme étant composé de « criminels de guerre et de trafiquants de drogue ». À cet égard, les hommes de Volen Siderov [leader du parti Ataka] recommandent à l’Union européenne (UE) de contester la création d’un État du Kosovo.
Ataka appelle les Parlements de tous les pays membres de l’UE à dénier le fondement d’un nouvel État musulman en Europe car il deviendrait « une voie de trafic de drogue et entraînerait un afflux de criminels vers l’Occident ». Selon les propose recueillis dans le projet de déclaration, le Parlement bulgare doit demander l’intervention du Conseil de sécurité des Nations Unies afin de sauvegarder le statu quo et de prévenir certaines tendances séparatistes dans les Balkans et en Europe.
Les membres du parti Ataka appellent les députés bulgare à se déclarer contre l’indépendance du Kosovo dans le but de sauvegarder la paix mondiale et de mettre en relief l’idée d’une Europe chrétienne. Ainsi la Bulgarie pourrait manifester son inquiétude face à la fondation d’un État albanais « forcé » et musulman au cœur de l’Europe. Dans cette déclaration, Ataka dit aussi chercher à prévenir les risques de nouveaux conflits militaires dans les Balkans.


















