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Le Parlement du Kosovo a déclaré ce dimanche que la région était un nouveau pays, dans une initiative attendue de longue date et qui marque la poursuite de la dissolution de l’ex-Yougoslavie dans des États balkaniques ethniques.
Par Labinot Lutolli
« À travers cette déclaration, nous déclarons que le Kosovo est un État indépendant », affirmait le document signé par tous les députés présents. Selon les termes de ce document, les législateurs « ont répondu à l’appel du peuple à construire un État qui réaffirmera la volonté du peuple, par un serment empreint d’une histoire douloureuse et dure, et de la volonté de promouvoir et respecter la diversité des peuples qui aspirent à l’intégration européenne ».
Dans la rue, des milliers d’Albanais du Kosovo scandaient des chants de célébration tandis que l’Assemblée votait pour approuver la déclaration d’indépendance.
« C’est un grand jour », dit un un vieil homme, pleurant de joie. « Toute ma vie, j’ai attendu ceci. »
La rue principale de Pristina, rue Mère Teresa, était bondée de foules attendant à l’extérieur du Parlement. Certains regardaient l’événément non loin de là sur des téléviseurs. S’est joint à la célébration William Walker, l’ancien chef de la mission de vérification pour l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) qui avait rapporté le massacre de civils albanais du Kosovo par les Serbes en 1999.
« C’est un peu trop tard. Ceci aurait dû se produire en 1999 », a dit Walker.
Plusieurs pays de l’Union européenne ainsi que les États-Unis avaient dit qu’ils reconnaîtraient immédiatement l’indépendance du Kosovo. Les officiels serbes avaient juré que Belgrade ne reconnaîtrait jamais le Kosovo comme un État indépendant. Belgrade est soutenu par la Russie dans son opposition à la perte d’un territoire que les Serbes considèrent comme le berceau de leur propre culture.
Dans leur allocution au Parlement, le Président Fatmir Sejdiu et le Premier ministre Hashim Thaçi ont rappelé les épreuves que le Kosovo avait endurées afin de parvenir à l’indépendance.
« Nous nous souviendrons de tous ceux qui sont tombés pour qu’arrive ce jour, les héros ainsi que nos frères et allilés qui nous ont aidés à réaliser ce jour », a dit Sejdiu juste avant l’approbation de la déclaration.
« Le Kosovo est la dernière étape de la désintégration de la Yougoslavie et il ne crée pas un précédent pour d’autres régions ailleurs dans le monde », disait la déclaration d’indépendance lue par Thaçi.
Les dirigeants du Kosovo ont assuré que le nouvel État serait une démocratie garantissant les droits et libertés des minorités, en particulier ceux des Serbes vivant au Kosovo.













