« Petits peuples » et minorités nationales des BalkansDécouvrez notre nouveau cahier |
Comprendre les Balkans.
|
Balkans : la mosaïque brisée. Frontières, territoires et identitésLe nouveau livre de Jean-Arnault Dérens |
Courrier de la planète : Balkans, un avenir européen |
Le diplomate néerlandais Pieter Feith a pris la tête du Bureau civil international visant à encadrer l’indépendance du Kosovo.
L’envoyé spécial de l’Union européenne (UE) est arrivé mardi à Priština accompagné du chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, et du général français Yves de Kermabon, responsable de la mission européenne de police et de justice (Eulex). Sur place, il s’est notamment entretenu avec le Président Fatmir Sejdiu.
« Je suis ici pour aider le gouvernement kosovar à prendre des décisions clés dans la mise en place du plan Ahtisaari », a déclaré Pieter Feith en référence au plan du médiateur des Nations unies Martti Ahtisaari qui recommande une indépendance sous supervision internationale pour le Kosovo.
M. Feith a officiellement été nommé après que les États membres de l’UE ont validé le déploiement de la mission Eulex en suivant la procédure dite « d’approbation tacite ».
Près de 2.000 policiers, juges et douaniers seront déployés sur quatre mois dans le cadre de l’Eulex. Ils prendront la relève de la Mission intérimaire des Nations unies au Kosovo (Minuk) qui administre la province depuis la fin du conflit entre les forces serbes et la guérilla indépendantiste kosovare albanaise en 1999.
« Ce sont les autorités locales et pas l’Eulex qui ont vocation à remplacer la Minuk », a déclaré Pieter Feith aux médias peu après sa nomination, ajoutant que la mission de l’UE au Kosovo ne jouerait pas le même rôle que celle de l’Otan.
Pieter Fieth travaille dans la diplomatie européenne en lien avec l’ex-Yougoslavie depuis le milieu des années 1990. Il a récemment été nommé représentant spécial de l’UE dans de nombreuses zones de conflit comme l’Irak ou la région soudanaise du Darfour.
À propos des nominations de MM. Feith et de Kermabon, Javier Solana a salué « un choix qui illustre l’engagement accru de l’UE dans les Balkans occidentaux ».
Le déploiement de l’EULEX a été fermement condamné par le gouvernement serbe qui refuse catégoriquement de reconnaître la proclamation d’indépendance du Kosovo.













