Bulgarie
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Capitale : Sofia
Superficie : 110 910 km²

Population : 7 322 858 hab. (est. 2007)
Croissance annuelle : -0.85% (est. 2007)
Densité : 67 hab./km²
Espérance de vie : 69 ans pour les hommes, 76 ans pour les femmes (est. 2007)

Monnaie : Leva
PIB/hab. : 10 400$ (est. 2006)
Importations : Russie 15,6%, Allemagne 13,6%, Italie 9%, Turquie 6,1%, Grêce 5%, France 4,7% (2005)
Exportations : Italie 12%, Turquie 10,5%, Allemagne 9,8%, Grèce 9,5%, Belgique 5,9%, France 4,6% (2005)
Dette extérieure : 24,3 milliards $ (2006)

Internautes : 2,2 millions (30% de la pop.)

Fête nationale : 3 mars

Politique
Régime : République
Président : Gueorgui Parvanov (2006)
Premier ministre : Sergey Stanishev (2005)
Parlement : unicaméral (240 députés)

Géographie

Limitée par la Roumanie, la Serbie, la Macédoine, la Grèce, la Turquie et ouverte sur la mer Noire, la Bulgarie est un État de 110.910 km².

Malgré sa faible étendue, la Bulgarie offre, dans un rectangle de moins de 500 km sur 250, des paysages variés de part et d’autre de l’arc montagneux du Balkan. Son climat est continental, mais de nuance méridionale.

Relief

Le Balkan, ou Stara Planina (« Vieille Montagne ») - chaîne plissée de type alpin prolongeant les Carpates méridionales - est étroit, peu élevé (2.376 m au pic Botev) et aisément franchissable. Au nord lui est accolé le Prébalkan, relief jurassien aux karsts troués de grottes. Entre celui-ci et le Danube, la plate-forme danubienne, table calcaire couverte de lœss aux falaises dominant le fleuve, est relativement basse à l’ouest et se relève vers le nord-est au contact du plateau de la Dobroudja. Au sud du Balkan se succèdent une série de petits bassins, comme celui de la Vallée des Roses, bordée par la Sredna Gora (« Montagne moyenne »), et celui de Sofia (situé à 550 m d’altitude), surplombé par les monts Vitosa (2.290 m).

Le Sud-Ouest est occupé par le couloir de la Struma et trois massifs cristallins. Le Rhodope, aux formes douces, ne dépasse 2 000 m que dans sa partie occidentale. Le Rila, où le pic Musala (2 925 m) constitue le point culminant des Balkans, allie la hardiesse de ses cimes à la somptuosité de ses forêts. Le massif de Pirin, dominé par l’étincelante pyramide de marbre du Vihren, culmine à 2 915 m.

Entre Sredna Gora et Rhodope, un bassin d’effondrement, comblé par les alluvions de la Marica et de ses affluents, forme la plaine de Thrace, prolongée par le bassin de Burgas et limitée au sud par les collines de Strandza. Si le Danube limite la Bulgarie sur 470 km, le pays ne compte que de petites rivières, non navigables : l’Iskar (368 km) se jette dans le grand fleuve, la Marica et la Struma coulent vers la mer Égée et la Kamtchia vers la mer Noire.

Histoire

De langue indo-européenne iranienne, les Thraces furent un peuple hautement civilisé vivant, pendant l’Antiquité, sur le territoire de l’actuelle Bulgarie.

188 : La Thrace est définitivement intégrée dans Rome qui petit à petit romanise les populations au nord d’une ligne nommée Jirecek, tandis qu’au sud de cette ligne, les Thraces s’hellénisèrent.

VIe Siècle : Les Slaves s’installent parmi les populations thraces romanisées ou hellénisées.

VIIème Siècle : Arrivées des Bulgares. À l’origine, il s’agit d’un peuple de cavaliers des steppes du Don, issu d’une synthèse ethnique entre des tribus d’Asie centrale.

971 : Basile II prend Preslav la capitale, et en 1018, il met fin au premier Tzarat et réincorpore la Bulgarie dans l’Empire romain d’Orient.

1180 : Les Valaques des Balkans se soulèvent avec la dynastie Deleanu.

1186 : La dynastie Deleanu créé un « Regnum Valachorum » gouverné par les Tzars Kaloyan et Asen, nommé « Valachie bulgare » ou « Second Tzarat ».

1396 : La Bulgarie est totalement conquise par l’empire ottoman.

Avril 1876 : Insurrection bulgare qui entraîne la guerre russo-turque de 1877 et le traité de San Stefano du 3 mars 1878 par lequel la Bulgarie acquiert une indépendance relative en tant que principauté autonome.

22 septembre 1908 : Véritable indépendance en tant que monarchie.

1912 et 1913 : Guerres des Balkans

1946 : La Bulgarie devient une démocratie populaire

1990 : Premières élections multipartites.

Le début des années 90 marque un tournant politique de 1er ordre, avec la chute du régime communiste, officialisée le 13 juillet 1991 par l’adoption d’une nouvelle Constitution. En octobre, les élections législatives confirment la défaite de l’ancien pouvoir, avec la courte victoire de l’opposition, qui forme le 1er gouvernement ne comportant aucun communiste depuis 1944. Le reste de la décennie va voir le PSB (Parti Socialiste Bulgare) et l’UFD (Union des Forces Démocratiques) se partager alternativement le pouvoir.

En janvier 1997, des troubles intenses secouent le pays, faisant suite à la grave dégradation économique entamée l’année précédente, ce qui entraîne le placement sous tutelle de la Banque Centrale, alors que l’État se trouve presque en cessation de paiement. Si la transition vers une économie de marché a débuté sur les chapeaux de roues, elle connaît un fort ralentissement à partir de 1994 principalement dû à la paralysie du processus de privatisations. Malgré cela, le pays renoue l’année suivante avec la croissance pour la première fois depuis la chute du Communisme, mais cette embellie est trompeuse. Le taux d’inflation et le chômage restent très élevés, tout comme les déficits publics.

Ce n’est qu’à partir de 1998 que la Bulgarie entre véritablement dans l’économie de marché, avec plus de la moitié du PIB produit par le secteur privé. En 1999 la privatisation de l’industrie est presque achevée, et celle du secteur bancaire atteint la moitié. Cette situation, aidée par la stabilité politique intérieure, favorise les investissements étrangers, qui compensent la baisse de la croissance liée à la crise du Kosovo. Par ailleurs l’inflation est maîtrisée. L’année s’achève sur une importante victoire diplomatique avec l’invitation par Bruxelles à démarrer les négociations d’intégration à l’UE.

Le soutien apporté à l’OTAN pendant la crise du Kosovo lui a aussi valu la reconnaissance de la Communauté Internationale, en particulier des Etats-Unis. À l’échelle régionale, la coopération multilatérale a été promue au sommet de Bucarest en février 2000, et une alliance a été convenue avec la Roumanie afin d’accélérer leur adhésion à l’OTAN, qui a eu lieu le 2 avril 2004. Le pays s’est alors aligné sur la position Américaine pendant la crise irakienne. Dans le même temps, la Bulgarie a clos la négociation des 31 chapitres de l’acquis communautaire, lui permettant d’envisager le ralliement à l’UE pour le 1er janvier 2007, peut-être retardé par les divisions de l’Union concernant la Constitution, mais aussi par le retard pris dans les réformes sur l’administration et la justice.

Les bons résultats économiques enregistrés depuis quelques années ont permis d’atteindre 4,3% de croissance en 2003, mais le plus difficile pour l’exécutif reste de les convertir en améliorations concrètes du niveau de vie. Le chômage, même s’il a connu une forte baisse, reste encore élevé, atteignant toujours près de 15% des actifs. Un dernier secteur reste problématique : l’énergie.

1er janvier 2007 : Entrée dans l’Union Européenne