
Capitale : Athènes
Superficie : 131 940 km²
Fête nationale : 25 mars
Population : 10 706 290 hab.(2007)
Croissance annuelle : 0,16% (2007)
Densité : 84 hab./km² (2006)
Espérance de vie : 77 ans pour les hommes, 82 a,s pour les femmes (2007)
Monnaie : Euro
PIB/hab. : 23 500$ (2006)
Croissance du PIB : 4,1%(2006)
Importations : Allemagne 12,7%, Italie 12,4%, Russie 7,8%, France 5,7%, Pays-Bas 5,5%, Arabie Saoudite 4,1%(2005)
Exportations : Allemagne 12,4%, Italie 10,4%, Royaume-Uni 6,7%, Bulgarie 5,9%, États-Unis 5,3%, Chypre 5,3%, Turquie 5,1%, France 4,2%(2005)
Dette extérieure : 301,9 milliards $ (2006)
Internautes : 3,8 millions (35,4% de la population) (2005)
Fête nationale : 25 mars
Politique
Régime :
Président de la République : Karolos PAPOULIAS ( 08.02.05)
Gouvernement (30/04/2007)
Premier ministre : Costas CARAMANLIS
Ministre de l’Intérieur, de l’Administration publique et de la Décentralisation : Prokopis PAVLOPOULOS
Secrétaires d’Etat : Apostolos ANDREOULAKOS, Athanassios NAKOS
Ministre de l’Economie nationale et des Finances : Georges ALOGOSKOUFIS
Secrétaires d’Etat : Christos FOLIAS, Petros DOUKAS, Antonis BEZAS
Ministre des Affaires étrangères : Dora BAKOYANNI
Secrétaires d’Etat : Evripidis STYLIANIDIS, Théodoros KASSIMIS, Yannis VALINAKIS
Ministre de la Défense nationale : Evangélos MEIMARAKIS
Secrétaires d’Etat : Vassilis MICHALOLIAKOS, Ioannis LAMBROPOULOS
Ministre du Développement : Dimitris SIOUFAS
Secrétaires d’Etat : Anastassios NERANTZIS, Yannis PAPATHANASSIOU
Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et des Travaux publics : Giorgos SOUFLIAS
Secrétaires d’Etat : Stavros KALOYANNIS, Themistoklis XANTHOPOULOS
Ministre de l’Education nationale et des Cultes : Marietta YANNAKOU
Secrétaires d’Etat : Giorgos KALOS, Spyros TALIADOUROS
Ministre de l’Emploi et de la Protection sociale : Vassilis MAGGINAS
Secrétaire d’Etat : Gerassimos YAKOUMATOS
Ministre de la Santé et de la Solidarité sociale : Dimitri AVRAMOPOULOS
Secrétaires d’Etat : Athanassios YANNOPOULOS, Giorgos KONSTANTOPOULOS
Ministre du Développement agricole et de l’Alimentation : Evangélos BASSIAKOS
Secrétaire d’Etat : Alexandros KONTOS
Ministre de la Justice : Anastassios PAPALIGOURAS
Ministre de la Culture : Georges VOULGARAKIS
Secrétaire d’Etat : Giorgos ORFANOS
Ministre du Développement touristique : Fanny PALLI-PETRALIA
Ministre des Transports et des Communications : Michalis LIAPIS
Ministre de l’Ordre public : Vyron POLYDORAS
Ministre de la Marine marchande : Manolis KEFALOYANNIS
Ministre de la Macédoine-Thrace : Giorgos KALATZIS
Ministre de l’Egée et de la Politique insulaire : Aristotelis PAVLIDIS
Ministre d’Etat, Porte-Parole du Gouvernement : Théodoros ROUSSOPOULOS
Géographie
Le territoire grec est avant tout marqué par la montagne qui occupe près de 70 % du pays. Les massifs montagneux grecs appartiennent aux Alpes dinariques qui commencent en Slovénie et parcourent toute l’ex-Yougoslavie et l’Albanie, dans un axe nord-ouest sud-est pour s’achever en Crète, dans un axe ouest-est, via l’Epire et le Péloponnèse. Pas de sommets dépassant les 3 000 mètres (l’Olympe ne fait « que » 2 917 m), mais 120 sommets dépassent tout de même les 2 000 m. Tout cela ne laisse pas beaucoup de place aux plaines, qui représentent environ 30 % du territoire national. Aucun point du pays n’est à plus de 100 km à vol d’oiseau des côtes de la mer Egée ou de celles de l’Adriatique.
La Grèce a un climat méditerranéen, rafraîchi par le vent sur les côtes et quelquefois très chaud vers l’intérieur et à Athènes. L’été arrive brusquement et brûle tout ; pendant les mois torrides (juillet et août), certaines régions de la Grèce ont à supporter des températures de 36, 38, 40, 45 °C. Fréquemment, en juillet et août, il ne tombe pas une goutte de pluie. Sur la terre surchauffée, l’air saupoudre les arbres de poussière, et le pâle feuillage de l’olivier se fait plus terne. En été, le vent des îles, le meltémi, peut souffler très fort, et rendre la mer dangereuse ou, sur les îles, donner une impression de fraîcheur, notamment en soirée. Pour les amoureux de la Grèce antique, mieux vaut voyager en mai ou en septembre-octobre. Vous éviterez ainsi que la montée vers l’Acropole ne se transforme en véritable Golgotha. Les précipitations maximales se situent en décembre, janvier et février : il pleut beaucoup plus sur le versant ouest du pays, ce qui explique que les îles Ioniennes restent plus verdoyantes en été. En hiver, on peut pratiquer le ski de piste et de randonnée dans la région du mont Olympe, point culminant de la Grèce (2 900 m).
Chronologie
776 av. J-C : Début des Olympiades.
146 av. J-C : La Grèce passe sous la domination romaine pour devenir ultérieurement province romaine sous l’empereur Auguste.
IIe siècle : Embellissement d’Athènes par l’empereur Hadrien et par le sophiste Hérode Atticus.
1204 : 4e croisade. Fondation par les occidentaux de l’Empire Latin de Constantinople et conquête de la Grèce.
1453 : Prise de Constantinople par le turc Mahomet II. Fin de l’Empire byzantin. La Grèce passe sous la domination turque.
1821 : Soulèvement des Grecs contre les Turcs. Exploits des héros grecs de l’indépendance : Botsaris, l’archevêque Germanos, Mavromichalis, Hypsilantis, Mavrocordatos, Kolokotronis, Karaïskakis, Makrigiannis.
1897 : Guerre turco-grecque. Autonomie de la Crète. 1912-1913 : Guerre contre la Turquie. Trois traités (Londres, Bucarest, Athènes). La Crète et l’archipel sont réunis à la Grèce.
1918 : La Grèce se joint aux alliés dans la guerre mondiale.
1924 : Proclamation de la république.
1940-1941 : Attaque de l’Italie contre la Grèce. Campagne victorieuse des Grecs en Albanie. Les Allemands interviennent et occupent toute la Grèce jusqu’en Octobre 1944.
1967 : Coup d’Etat d’une junte militaire dirigée par le colonel Papadopoulos. Dictature dite des Colonels.
1974 : Coup d’Etat contre le président Makarios à Chypre. Invasion militaire turque et occupation de la partie Nord de l’île. Rétablissement de la démocratie en Grèce. Caramanlis, chef du gouvernement.
1981 : Accession des socialistes au pouvoir. Papandréou chef du gouvernement. Caramanlis, président de la République. Entrée de la Grèce dans la CEE.
1985 : Démission de Caramanlis. Sartzetakis, président de la République. Réélection des socialistes au pouvoir.
En 1974, la Grèce accède à nouveau à la démocratie, après 7 ans de dictature militaire. Malgré cette étape douloureuse, la modernisation engagée dès le début des années 60 ne s’est pas arrêtée, la croissance annuelle se maintenant à près de 7%. La question majeure au début des années 80 est la politique extérieure, avec d’un côté l’entrée dans la CEE, effective en janvier 81, et de l’autre ses rapports tendus avec l’OTAN, du fait de la question chypriote qui l’oppose depuis 1974 à la Turquie, elle aussi membre de l’Alliance et soutenue par les États-Unis. Entre 1980 et 89, la Gauche est au pouvoir. Elle cherche à garantir l’indépendance réelle du pays sur la scène internationale et met en place une réforme radicale, adoptant une politique d’austérité pour stabiliser l’économie. Des scandales politico financiers provoquent le retour de la Droite au pouvoir dans un contexte trouble.
Les années 90 commencent mal, avec une économie en panne (la richesse augmente de moins en moins vite et l’inflation est galopante). Entre 1989 et 93, le pouvoir d’achat a chuté de 20% alors que le chômage atteint 10%. La Gauche revenue au pouvoir continue d’appliquer une politique d’austérité, mais la Grèce reste loin des objectifs fiés par Maastricht. Le pays manque d’infrastructures modernes, et son industrie souffre de la concurrence des produits manufacturés importés et il en va de même pour le tourisme, 1ère source de devise. Le marché noir handicape lourdement la croissance, puisqu’on estime son poids à 40% du PNB. Sur le plan international, la Grèce paraît bien isolée. Un contentieux frontalier l’oppose à l’Albanie, et elle prend le parti de la Serbie à propos du Kosovo, ce qui amoindri son influence dans la région au profit de la Turquie, qui reste son adversaire principal, aux dires du 1er ministre A. Papandréou (1993). Elle a aussi refusé de reconnaître la Macédoine sous ce nom, l’obligeant à s’appeler « Ex-République Yougoslave de Macédoine ».
Il faut attendre la fin de la décennie pour voir la situation intérieure et extérieure se débloquer. La méfiance et l’hostilité vis-à-vis des États voisins, pourtant puissantes jusque-là, ont été laissées de côté : fin de la contestation du nom de la Macédoine, régularisation de milliers d’immigrés albanais, classement des divergences avec l’OTAN et l’UE à propos du Kosovo et établissement de vraies relations avec la Turquie. La rigueur économique menée jusque-là a aussi porté ses fruits, permettant au pays de tenir les critères imposés pour rentrer dans la zone Euro. La Grèce retrouve sa position de leadership dans l’Europe du Sud-Est avec l’effondrement de l’économie turque et l’arrivée de l’Euro. La crise au Kosovo (1999) a été délicate à gérer pour la gouvernement, qui a soutenu l’OTAN seul garant de l’équilibre régional selon lui, alors que la sympathie de l’opinion publique allait plutôt aux Serbes. Afin d’endiguer l’énorme dette publique et renforcer la position grecque sur les marchés des Balkans, l’UE a décidé d’insuffler près de 50 Milliards d’Euros entre 2000 et 2006 dans les caisses de l’État.
Le contentieux avec la Turquie s’amenuisant, le budget militaire s’est réduit, l’argent étant consacré à la politique sociale, priorité du socialisme, et à la préparation des J.O de 2004. Il semble aussi que la position centrale de la Grèce dans les Balkans, la mer Noire et l’Europe Orientale se soit renforcée durablement, avec l’implantation de nombreuses succursales grecques dans ces pays. De même, la question de l’immigration semble bien mieux gérée, avec la pérennisation d’emplois, certes peu qualifiés, occupés par des étrangers qui se fixent de plus en plus sur le sol Grec, alors que le chômage atteint toujours un actif sur dix. Deux points noirs ne doivent pas être écartés, le coût des Jeux qui a pesé lourdement sur l’économie, sans véritables retombées, et le rejet du plan de réunification de l’île par les Chypriotes grecs.