Logo le Courrier des Balkans, le portail francophone des Balkans
filet
Bulgarie : une coalition rose-turque pour « dégager » Boïko Borissov - Serbie : la fonction publique toujours sous la coupe des politiques - Bosnie : deux djihadistes wahhabites tués dans les combats en Syrie - Serbie : cinq ouvriers libérés après deux ans dans les geôles de Libye - Croatia Airlines : retour à la normale après huit jours de grève - 
Balkanophonie Abonnez-vous
La boutique en ligne A propos Livres ong liens Agenda
forums
Dossier

Crimes de guerre au Kosovo : l’impossible justice ?

Mise en ligne : 2012
Crimes de guerre au Kosovo : l'impossible justice ?
Au Kosovo, la protection des témoins est une question cruciale pour que justice soit rendue. Depuis le début des années 2000, les procès d’anciens de l’UÇK traînent leurs lots de pressions et même de meurtres sur les témoins. Pour Eulex, la mission de l’UE « pour instaurer l’État de droit au Kosovo », la protection des témoins est officiellement une priorité, mais on est encore bien loin du compte...
-
Nos articles
Kosovo : 54 années de prison pour les anciens tueurs du SHIK au procès « Bllaca 2 » Le Courrier du Kosovo

Kosovo : 54 années de prison pour les anciens tueurs du SHIK au procès « Bllaca 2 »

De notre correspondant à Prishtina

Le tribunal de Pristina a rendu lundi son verdict contre cinq anciens agents du SHIK, les services très spéciaux du PDK, le parti du Premier ministre Hashim Thaçi. Ils ont écopé d’un total de 54 années de prison pour les meurtres d’Ibush Kllokoci, un ancien agent des services serbes, et de Selim Broshaj, un cadre de la LDK. Le procès était mené sur la base des révélations de Nazim Bllaca, un « repenti » du Shik.

L'Albanie et le Kosovo réclament une enquête sur Carla Del Ponte Le Courrier des Balkans

L’Albanie et le Kosovo réclament une enquête sur Carla Del Ponte

L’Albanie et le Kosovo ont réclamé dimanche l’ouverture d’une « enquête internationale indépendante » sur Carla Del Ponte pour le rôle « tendancieux et illégal » qu’elle aurait joué dans l’accusation de Ramush Haradinaj, acquitté pour la seconde fois jeudi par le TPIY pour les crimes commis par l’UÇK dans le camp de Jabllanicë. L’objectif : discréditer l’ancienne procureure du TPIY.

Le TPIY acquitte en appel Ramush Haradinaj et ses co-accusés Le Courrier des Balkans

Le TPIY acquitte en appel Ramush Haradinaj et ses co-accusés

Le TPIY vient d’acquitter Ramush Haradinaj et ses co-accusés, Idriz Balaj et Lahi Brahimaj, de toutes les accusations qui pesaient sur eux. La responsabilité personnelle des anciens commandants de l’UÇK n’a pas été établie dans les crimes commis à Jablanica. Ce verdict était attendu, mais risque de provoquer de très vives tensions entre Belgrade et Pristina.

TPIY : Et si Ramush Haradinaj était acquitté… Blic

TPIY : Et si Ramush Haradinaj était acquitté…

Ramush Haradinaj sera-t-il le prochain Premier ministre du Kosovo ? L’hypothèse circule dans les milieux diplomatiques à Pristina. Le scénario serait le suivant : Ramush Haradinaj acquitté de crimes de guerre par le TPIY est nommé Premier ministre, tandis que Hashim Thaçi devient président. En même temps, bénéficiant de l’aura de ces deux « poids lourds » de la politique, les négociations avec Belgrade sur le Nord du Kosovo pourraient accélérer pour en arriver à un compromis acceptable pour les deux parties.

 

Tous les articles

0 | 5 | 10 | 15 | 20

 

En savoir plus

L’ouvrage de référence sur le Kosovo :
Jean-Arnault Dérens, Le piège du Kosovo, Editions Non Lieu, janvier 2008, 24 euros

Retrouvez notre dossier :
Trafic d’organes de l’UCK : « Au Kosovo, tout le monde est au courant »  

Kfor - Force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN au Kosovo / NATO-led Kosovo Force
L’échec des négociations de Rambouillet sur le conflit opposant les Albanais du Kosovo et les autorités de Belgrade mène en mars 1999 à une intervention militaire de l’Otan, l’Opération Allied Force. Le 9 juin 1999, l’Alliance atlantique et le gouvernement yougoslave signent un accord militaro-technique signalant le début du retrait des troupes serbes de la province. Le 10 juin, le Conseil de sécurité adopte la résolution 1244 entérinant l’accord et appelant entre autres au déploiement d’une présence internationale de sécurité incluant une participation substantielle de l’OTAN. Les militaires de la KFOR sont déployés dans la région le 12 juin 1999 au même moment que la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (Minuk). Au 3 août 2011, la Kfor compte 5.872 soldats originaires de 30 pays auxquels s’ajoutent environ 700 réservistes présents pour de courtes missions.

Eulex - Mission État de droit de l’UE au Kosovo / EU Rule of Law mission in Kosovo
Le 4 février 2008, par l’Action commune 2008/124/PESC, le Conseil de l’Union européenne créa la mission « État de droit » au Kosovo, nommée EULEX Kosovo, pour renforcer l’État de droit au Kosovo, particulièrement dans ses aspects policiers, judiciaires et douaniers. Appelée à remplacer la MINUK, elle a été mise en place en décembre 2008 et a atteint sa pleine capacité opérationnelle le 4 avril 2009. Eulex fonctionne dans le cadre de la résolution 1244 de l’Onu. La mission est dirigée par le général français Xavier Bout de Marnhac et emploie environ 3.200 personnes dont 1.950 internationaux et 1.250 locaux.

Extraits du Rapport Marty sur le trafic d’organes de l’UÇK
21. La reconstruction des événements pendant la période tourmentée et chaotique de 1999 à 2000 au Kosovo est, on l’a vu, extrêmement difficile. Il y a eu, et il y a toujours, à l’exception de quelques enquêteurs d’EULEX, un manque de volonté d’établir la vérité et les responsabilités de ce qui s’est passé pendant ce laps de temps. Le faisceau d’indices existant contre certains hauts responsables de l’UÇK explique en grande partie ces réticences. Il y a des témoins de ces événements qui ont été éliminés, d’autres sont terrorisés par le simple fait d’être interpellés sur ces événements. Ils ne font absolument pas confiance dans les mesures de protection qu’on pourrait leur accorder. [...]
L’Assemblée invite par conséquent :
19.1.3 à engager tous les moyens nécessaires pour instituer des programmes efficaces de protection des témoins
19.2.2 Eulex à prendre toutes les mesures nécessaires aptes à assurer une protection efficace des témoins et à les mettre en confiance :
19.6.2 Tous les États membres et observateurs du Conseil de l’Europe concernés à coopérer avec EULEX dans ses efforts de protection de témoins, notamment lorsque ceux-ci ne peuvent plus continuer à vivre dans la région et doivent par conséquent assumer une nouvelle identité et trouver un nouveau pays de résidence

Liens