Les investissements réalisés par les entreprises françaises présentes en Roumanie sont une bonne nouvelle pour l’économie et, par relation de cause à effet, pour l’emploi dans ce pays. N’est-il pas en effet préférable pour le travailleur roumain d’être employé chez lui, dans une usine Renault ou Michelin, plutôt que de ne pas avoir d’emploi et d’être obligé de partir travailler, bien souvent au noir, en Italie ou Espagne ? La réponse est oui, mais à condition que les salaires ne soient pas trop bas et qu’ils progressent, afin que le travailleur roumain puisse en vivre décemment ; sinon, il partira quand même en Italie ou en Espagne. J’espère juste que le facteur « bas salaires » n’a pas été le plus déterminant de tous les facteurs pour l’implantation et le développement des entreprises françaises en Roumanie, car à moyen et à long termes, lorsque les salaires auront augmenté pour tous en Roumanie (et ils augmenteront tôt ou tard), certaines de ces entreprises pourraient bien partir plus à l’Est, vers la Moldavie ou l’Ukraine. Il faut espérer que dans 5, 7 ou 10 ans, une entreprise comme Renault ne rejouera pas le scénario de Vilvoorde, en Roumanie cette fois. C’est aux Roumains à être sur leurs gardes car la mondialisation a toujours plusieurs facettes...
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