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vendredi 8 janvier 2010
le Premier ministre Nikola Gruevski a déclaré accueillir favorablement l’offre du Président serbe de jouer les médiateurs dans le conflit qui oppose son pays à la Grèce. Il a également commenté les propos du Premier ministre Papandréou au cours de sa visite à Belgrade en déclarant que les deux pays, la Grèce et la Macédoine, devaient faire des concessions pour arriver à une entente sur la question du nom.
Par Sinisa-Jakov Marusic
En s’adressant aux participants d’une conférence à Belgrade mardi 5 janvier, le Président Tadić faisait remarquer que la Serbie serait heureuse « de jouer un rôle de médiateur pour résoudre les questions qui empoisonnent la Macédoine ».
« Le ministère des Affaires étrangères n’a pas reçu d’offre pour que Boris Tadić joue le rôle de médiateur, aussi nous n’avons aucun commentaire à faire », avaient déclaré les responsables du ministère au quotidien Dnevnik le 6 janvier.
Athènes et Skopje restent bloquées sur des positions divergentes dans la querelle qui les oppose à propos du nom de la Macédoine.
Athènes affirme que le nom constitutionnel choisi par Skopje de République de Macédoine implique des revendications territoriales sur sa province du nord qui s’appelle aussi Macédoine.
Bien que la proposition soit probablement faite d’abord pour marquer l’intention de renforcer la position de la Serbie dans la région, la Macédoine ne peut la rejeter sans examen, confiait un diplomate anonyme au quotidien Dnevnik le 6 janvier. Il affirmait qu’une autre voie informelle de communication entre Skopje et Belgrade serait la bienvenue, même si les discussions officielles se font sous la médiation de l’Onu.
« Nous ne devons pas avoir peur et y voir un nouveau complot des amis traditionnels que sont la Serbie et la Grèce contre nous. Le Président Ivanov devrait appeler sans tarder le Président Tadić et parler avec lui de cette initiative. Nous devons le faire parce que nous n’avons pas d’autre option. Le Président Tadić a une attitude correcte sur cette question du nom.
L’offre du Président Tadić est pleine de bonnes intentions. Ce n’est pas le premier homme politique, ni le dernier qui offre ses services. Beaucoup ont déjà offert leur aide et d’autres ont simplement exprimé leur souhait d’aider. Tous ceux qui veulent aider sont les bienvenus », a déclaré Nikola Gruevski mercredi selon l’agence de presse MIA.
Dans un entretien accordé au journal Vecernje Novosti, le Premier ministre grec a déclaré que la Grèce avait fait une concession importante en acceptant le nom de Macédoine accompagné d’un déterminant géographique comme une solution possible.
« J’ai parfois l’impression que la Grèce dit ce que l’Europe souhaite entendre et fait ce que ses citoyens souhaitent voir », a brièvement commenté Nikola Gruevski.
Après le veto de la Grèce, le mois dernier pour que l’UE fixe une date de début des discussions pour l’accession de la Macédoine, les médias avaient émis l’hypothèse que l’ancien ministre des Affaires étrangères de l’UE joue le rôle de médiateur.
Le nom du Premier ministre slovène Borut Pahor avait aussi été mentionné comme un envoyé possible qui aurait pu jouer le même rôle que l’actuel médiateur de l’Onu, Matthew Nimetz.
Les médias avancent l’idée que le médiateur des Nations unies pourrait appeler à une nouvelle série de discussions dès le mois de janvier.