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jeudi 22 septembre 2011
Le reis de Bosnie-Herzégovine, Mustafa Cerić, s’en prend vivement à l’attitude des autorités serbes vis-à-vis du Sandžak. Selon lui, les Bosniaques et la Communauté islamique y sont victimes de multiples discriminations. Mustafa Cerić en appelle aux instances internationales pour faire « respecter les droits de l’homme ». Le reis a en outre réitéré son soutien au très controversé mufti Muamer Zukorlić.
Le reis-ul-ulema de la Communauté islamique de Bosnie-Herzégovine a accusé la Serbie « d’accroitre les discriminations » envers les Bosniaques du Sandžak.
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Il a fait part de ses inquiétudes, craignant que la Serbie provoque une nouvelle crise. « En tant que chef spirituel des musulmans bosniaques, je souhaite attirer l’attention des institutions et organisations internationales, et plus particulièrement européennes. Les pratiques religieuses bosniaques et les droits de l’homme sont violés dans le Sandžak, les institutions serbes sont en train de provoquer une nouvelle crise en Europe », a affirmé le reis lors d’une déclaration.
« Tandis que les bosniaques vivant en Bosnie-Herzégovine cherchent toujours les victimes du génocide, la Serbie intensifie son action à l’égard des Bosniaques du Sandžak. Belgrade discrimine notre communauté et viole les droits national et religieux dans l’espoir de créer une atmosphère de peur et de lynchage, assimilables aux prémices du génocide en Bosnie-Herzégovine », a-t-il précisé.
Mustafa Cerić condamne avec force ces discriminations envers les bosniaques du Sandžak et les attaques proférées à l’encontre de l’éducation religieuse.
« Je soutient la Communauté islamique de Serbie dirigée par le mufti Muamer Zukorlić. Elle se bat pour préserver son autonomie. Il faut assurer la protection des Bosniaques en utilisant les droits des minorités nationales définis en Serbie qui doivent être en accord avec les instruments internationaux de défense des droits de l’homme », a déclaré le reis.
« Notre communauté et les instituions bosniaques du Sandžak sont constamment attaqués en Serbie ces dernières années, notamment à travers les propos des ministres critiquant l’éducation religieuse. Une agression inadmissible qui mène à la marginalisation de notre communauté. Nous nous trouvons dans une nouvelle ère où l’État viole brutalement les droits de l’homme d’une partie de la population. Ce phénomène est de plus en plus fréquent sur le continent européen », a souligné Mustafa Cerić.
Il a ajouté qu’à la fin du XXe siècle la Serbie était entrée en guerre notamment contre la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo, et que certaines d’entre elles avaient mené à un génocide. Il a insisté sur le fait que la Serbie ne remplissait pas ses obligations internationales afin de prévenir un autre génocide, malgré les avertissements répétés du TPIY.