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mercredi 22 août 2012
Kasim Dal, l’un des fondateurs du Mouvement des droits et libertés (DPS – qui défend les droits de la minorité turque de Bulgarie) et ancien proche du dirigeant de ce parti depuis vingt ans, Ahmed Dogan, va former un nouveau parti politique avec le député indépendant Korman Ismailov, lui aussi transfuge du DPS. Tous deux reprochent à Ahmed Dogan son passé d’agent de la Sécurité d’État, ainsi que la dérive « stalinienne » du DPS, éclaboussé par de nombreux scandales.

Kasim Dal et Korman Ismailov ont quitté le DPS en janvier 2011, suite à un conflit avec Ahmed Dogan.
Après deux décennies d’amitié politique et personnelle, Kasim Dal a publiquement critiqué Ahmed Dogan pour avoir été membre de la Darjavna Sigournost (DS), la tristement célèbre Sécurité d’État du régime communiste bulgare. Ses reproches portaient également, et surtout, sur la manière avec laquelle Ahmed Dogan dirigeait le DPS qui, selon Kasim Dal, ressemblait de plus en plus à un « fief personnel ».
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Exclu de la direction du parti, Kasim Dal a bientôt été rejoint par Korman Ismailov, qui fut à la tête de l’organisation de la jeunesse du DPS, avant d’en claquer la porte et de devenir député indépendant au Parlement bulgare.
Le nouveau parti ne sera pas un « autre DPS », a déclaré lundi Korman Ismailov à la radio nationale bulgare. « Nous ferons notre possible pour ne pas nous enfoncer dans la même ornière [que le DPS], a-t-il expliqué. Nous éviterons tout ce qui a conduit au féodalisme, à la concentration des pouvoirs et au totalitarisme. Ce sera une plateforme pour une participation citoyenne, indépendamment des origines ethniques ou religieuses. Notre objectif est de couvrir l’ensemble du pays, même si notre soutien le plus fort est ancré dans les régions qui nous connaissent bien, Kasim Dal et moi. »
Kasim Dal entretient de bonnes relations avec le Premier ministre Boyko Borisov, au contraire de son allié Korman Ismailov qui se montre très dur avec la politique économique que poursuit le cabinet Borisov.
« Le parti sera entièrement financé comme le stipule la loi. Nous dépendrons principalement des contributions de nos membres. Cependant, nous espérons obtenir de bons résultats aux prochaines élections afin de pouvoir demander une subvention de l’État », a-t-il déclaré.
La nouvelle formation politique pourrait resserrer ses relations avec le gouvernement turc. En octobre 2010, lors d’une visite à Sofia, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait refusé de rencontrer Ahmed Dogan. Il s’est entretenu avec Kasim Dal, alors député du DPS, qui présidait un groupe d’amitié avec la Turquie au Parlement bulgare.