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Le Figaro sur la Bulgarie - Derniers commentaires

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    Le Figaro sur la Bulgarie

    (4 janvier 2010 23-26)

    Sofia l’européenne, toujours sous influence russe François Hauter 30/12/2009 | Mise à jour : 19:40 | Commentaires 45 | Ajouter à ma sélection

    Crédits photo : Alfredo CALIZ/PANOS-REA VOYAGE DANS LA NOUVELLE EUROPE (9) - La Bulgarie est entrée dans l’Union européenne en 2007, mais n’arrive pas à se débarrasser de l’emprise de l’ancien grand frère communiste. Sa façon d’être, de vivre, de commercer rappelle la Russie. Ce qui exaspère les diplomates de la vieille Europe en poste sur place.

    Ah, ils fulminent, nos diplomates européens à Sofia ! D’une ambassade à l’autre, c’est un chœur de lamentations, d’agacements, voire d’exaspérations. Et très exactement le même discours : « Des mafias, pas de justice ! Le modèle russe dans l’Union européenne, on n’en veut pas ! » D’ailleurs, si cela ne change pas vite, nos diplomates resteront tous fermement assis sur les dix milliards d’euros attribués par la Commission européenne à la Bulgarie. On se croirait au Congo ! Sofia pourtant n’est pas Pointe-Noire. La capitale de cette Bulgarie d’un peu moins de huit millions d’âmes est autrement plus développée que Bucarest par exemple. Ses habitants, malgré les chiffres annoncés par les économistes, affichent un style de vie qui n’a pas grand-chose à envier à celui de nos grandes villes de province. Les immeubles populaires ne sont pas négligés, comme à Budapest. La Bulgarie cependant passe pour un « far-east » que l’on ne peut même pas oser comparer à la Roumanie ou à la Hongrie. Tout ce que les Européens de l’Ouest ne s’autorisent plus à reprocher à ces deux derniers pays, ils le réservent aux Bulgares.

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    Certes, la révolution de 1989 à Sofia a été une simple révolution de palais, à l’issue de laquelle les anciens dirigeants communistes, aujourd’hui socialistes, se sont partagé les actifs du pays. Mais c’est exactement ce qui s’est passé à Bucarest et, dans une moindre mesure, à Budapest. Quant au nationalisme ethnique, dont tous les ex-communistes se sont servis pour masquer leur retournement de veste, il fut ici antiturc. Il est aujourd’hui un souvenir. Depuis 1989, musulmans et Turcs se sont vu attribuer les mêmes droits que les autres Bulgares. Alors, d’où provient l’ostracisme des Européens vis-à-vis des Bulgares ? J’ai compris en assistant au vernissage d’une exposition de bijoux italiens, dans un magasin à la mode de Sofia. Champagne français et caviar iranien. Des mannequins, longilignes et habillés par Dries Van Noten ou Dior, accueillent les invitées qui se font déposer par leurs chauffeurs. Leurs gardes du corps attendent dans le froid. Par la vitrine, ils regardent leurs « patronnes » embrasser leurs « meilleures amies », sous les flashs des photographes. C’est tout à fait l’ambiance des héritiers d’apparatchiks dans les lieux branchés de Moscou. Dans un pays où la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, c’est également ce qui agace nos ambassadeurs. La Bulgarie fait partie de l’Union européenne, mais vit à la Russe. Cela ne passe pas.

    Cortèges de voitures blindées

    Ceux qui le peuvent étalent leurs fortunes. Tels des parrains, ils se déplacent dans des cortèges de voitures blindées. Ils tiennent des fiefs, des villes, voire des régions. Ils se partagent les marchés publics, font ruisseler l’argent dans leurs clans. Et tant pis pour les autres. La Bulgarie, c’est un peu la Sicile de l’Europe au siècle dernier. Sauf que notre périphérie aujourd’hui n’est plus Palerme, l’Irlande, l’Écosse ou le Péloponnèse. C’est la Russie. Je retrouve à Sofia une ligne de fracture, une singularité culturelle que je n’ai jamais ressentie aussi fortement en Europe centrale. La Lituanie, l’Estonie, la Lettonie, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovénie et la Roumanie tournent ostensiblement le dos à la Russie. Elles la détestent ouvertement, même si elles sont obligées de composer avec elle pour leurs approvisionnements énergétiques. Elles cultivent cette rancœur au point d’aimer l’Allemagne, malgré les souvenirs atroces laissés par les nazis.

    À Sofia, l’attraction et la répulsion se conjuguent. Mais, dans les cercles dirigeants, c’est la sympathie qui l’emporte. En février dernier à Moscou, le président bulgare, Georgi Parvanov, lançait l’Année de la Bulgarie en Russie. Il rappelait que « le temps ne pourrait jamais effacer le bon souvenir des soldats russes qui ont combattu pour la liberté de la Bulgarie ». Des déclarations inimaginables dans le reste de l’Europe centrale. À Vilnius, les Estoniens sont allés jusqu’à déplacer un monument aux morts commémorant les soldats russes. La Bulgarie, estiment de nombreux diplomates, n’est toujours qu’un satellite de la Russie. L’empreinte laissée par les Soviétiques est accablante. À Sofia, ils ont eu la main lourde après 1947 parce que le pays avait combattu l’URSS, et que les communistes locaux étaient en position de faiblesse. Cette violence a marqué les esprits. « La dissidence en Bulgarie a péri dans des camps de concentration situés en Bulgarie même, dit Guergui Jetchev, professeur à l’université de Sofia. Notre histoire est une série de catastrophes, qui se répètent perpétuellement. Nous avons toujours été sous le joug. »

    Alexandre et Maria Vazov, 81 et 75 ans, m’intéressent parce qu’ils font partie d’une génération qui a subi ce communisme de plein fouet. Ils sont donc plus à même de juger ce qui va mieux ou moins bien dans leur existence depuis vingt ans. Lui, avec son beau sourire, est un peu sourd : une bombe allemande est tombée trop près de l’abri où sa famille s’était réfugiée. Ancien professeur de russe, il a été dénoncé « pour avoir organisé des visites d’églises pour ses élèves » et il a quitté son poste avant sa retraite. Dans leur appartement coquet, des livres et des œuvres de bonne facture de peintres bulgares. Maria sert du café et des biscuits. Alexandre ramasse les miettes et les remet dans une boîte. « Les vieux réflexes », s’excuse-t-il en riant. Je l’écoute, une heure, deux heures durant. J’ai l’impression d’être à La Havane, ou de relire Cœur de chien de Boulgakov. C’est oppressant. Il me raconte ses programmes scolaires qui devaient être approuvés par Moscou ; ses voisins de palier qui écrivaient des rapports sur le moindre détail de la vie quotidienne ; les visites au comité du Parti de Sofia ; l’angoisse de gens qui n’osent rien exprimer d’autre que ce qu’ils lisent dans le quotidien du Parti ou ce qu’ils ont entendu à la radio. Il s’interrompt, boit un peu de café, me regarde et dit : « Après 1989, je suis allé consulter mon dossier aux services secrets. Il y avait 78 pages. On m’a dénoncé de partout. J’ai eu une existence sans amis. » Après un long silence, il ajoute : « Aujourd’hui, on peut parler un peu plus librement, mais en politique, ce sont toujours les mêmes visages. Sans mesures radicales, rien ne changera. La Bulgarie maintenant, c’est le cheval de Troie de la Russie dans l’Union européenne. »

    « On est un peuple qui obéit facilement »

    Le sillon du fatalisme a été creusé profondément en Bulgarie. La ritournelle du « ça ne marche pas, on ne peut rien faire ! » a été enfoncée dans les esprits. À l’université de Sofia, les étudiants ne disent rien d’autre. « Nous, les Bulgares, on est un peuple qui obéit facilement », affirme Slav Petkrov, 24 ans, qui espère un jour voir appliquer dans son pays « des règles que tout le monde observera ». Dian Karageorgieu, 25 ans, insiste : « Le problème, c’est la symbiose entre l’État, les services secrets et les Russes. Leur intérêt passe avant tout ! » J’ai du mal à imaginer que les dirigeants bulgares, même s’ils demeurent impressionnés par les Russes, soumis à des pressions économiques et chantages personnels, n’aient pas la moindre envie de s’en émanciper ou, pour le moins, d’équilibrer leurs relations entre l’Est et l’Ouest.

    Pourquoi l’Union européenne tergiverse-t-elle en n’appuyant pas fermement les réformateurs du système. En posant publiquement des conditions draconiennes à l’octroi de ses aides ? C’est à elle, qui donne l’argent, de fixer le cap. Pas à Moscou, qui veut placer ses marchandises, d’activer ses réseaux. Pourquoi d’ailleurs l’Union a-t-elle accepté dans ses rangs la Bulgarie et la Roumanie sans poser ses conditions avant même l’adhésion ? Ce processus aveugle va-t-il se reproduire avec les pays balkaniques qui font la queue devant la porte de l’Europe ? Vu de Sofia, Bruxelles sent l’édredon poisseux. Les atermoiements trop diplomatiques des fonctionnaires européens se paient cher. Ces ratages pénalisent d’abord les Bulgares, qui ne demandent qu’à voir leur État se moderniser. Ils pénalisent également tous les autres Européens, qui perdent confiance dans l’élargissement de l’Union. Nous avançons en crabe, comme si nous avions honte d’imposer nos principes démocratiques et nos valeurs d’honnêteté dans la vie publique et économique.

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      Arrêtez de polluer le forum

      par Sera26 - 5 janvier 2010 20-55

      Sous cet article, paru le 31.12.2009 on peut lire au moins 40 avis dont les 3/4 prétendent que l’article est superficiel et personnel...

      En guise de réponse je vous propose l’avis de représentants d’entreprises étrangères travaillant en Bulgarie depuis des années....

      bulfra

      Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /2008 07:20

      Terrible image de la Bulgarie : beaucoup de prejuges ,idees recues Terrible image de la bulgarie en Europe : des prejuges a la pelle. Bulgaria is seen in Europe not in a good, even in a terrible way, because the EU report talks a lot about corruption, even about mafia. C’est vrai il y a du menage a faire…Mais il y a tant d’idees recues,fausses.

      Il faudrait que la presse fasse des reportages qui aident les Bulgares au lieu d’enumerer des lieux communs.

      http://www.bienpublic.com/actu/monde/20080911.BPA9082.html

      Parapluie... et oui il y a 30 ans.

      LA VRAIE BULGARIE AUJOURD’HUI : http://la-bulgarie.fr/

      Oui il y a du vrai dans l’article ci dessous :

      Ex : "This claimed the journalist from the French newspaper Liberation Jean Quatremer in an interview for BNT. In Bulgaria the law is not guaranteed and now in Europe we are waiting to see what the government will do, claimed Quatrmer. If the money coming from the structural funds is not used for the specific purposes, the taps will be closed immediately and this is not a joke. Now it is important for you to change the system, added the journalist. The enrichment and the good life of the Bulgarians will be discredited and if the politicians don’t do anything, they will be responsible for the bad living condition of your people, commented Quatrmer.

      En Bulgarie : il y en a beaucoup de monde ,la majorite,veut que les magouilles et la corruption de certains politiciens cesse.

      Mr Quatremer a raison : la corruption doit disparaitre, la Mafia ce sera plus difficile.

      Nous regrettons l’ image de la Bulgarie en Europe :. des criminels de haut vol et des fonctionnaires corrompus...j’ai deja vu cela ailleurs.

      ICI ce n’est pas un pays de criminels : pas de petite delinquance en Bulgarie,pas de vol de sac a main ou de vol a la tire : en tout cas je n’en ai pas connaissance.

      Pas de voitures brulees,pas de vitres casses.

      Il NE FAUT PAS EXAGERER : je suis ici depuis 10 ans et y travaille . Je n’ai pas a me plaindre d’une violence en 10 ans. Si certains compatriotes ont ete cambrioles c’est surtout par ignorance : ici on met une alarme dans son appartement. ( si l’on ne choisit pas une gated community : un complexe immobilier).

      Bulfra est la pour expliquer toutes les precautions a prendre : si certains ont essaye de nous eviter, pour ne pas payer notre travail,tant pis pour eux.Nous regrettons l’incident survenu(ils se reconnaitrons ici) : cambriolage d’appartement durant absence...Il ne faut pas tenter le diable.

      Les expats en Bulgarie sont unanimes : la corruption existe, c’est un mal a combattre,mais elle ne nous concerne pas directement.

      Tous se sentent en securite a Sofia , Varna par exemple.

      Venez voir par vous meme. La pression est a exercer sur certains hauts fonctionnaires…voir parmi les plus hauts : Bruxelles s’en occupe.

      La Bulgarie c’est surtout un pays ou il fait bon vivre au pres de gens bien intentionnes .

      Les choses changent vite ici : L’Europe a la Bulgarie et la Roumanie a l’oeil et c’est bien.

      il faut remedier au reste des problemes dus a la periode communiste,passee depuis plus de 15 ans.Et il n’y avait pas que du mauvais !

      Nous sommes la pour apporter notre "Petite Pierre" a l’edifice.

      Bulfra travaille depuis 1999. a Sofia et Varna...La montagne est belle et le ski est tres implante en Bulgarie.

      Les campagnes sont encore pauvres : ca va changer, il y a des sources d’eau minerales,des lacs, des forets.... tant de ressourses .L’agriculture se voit soutenue par le programme SAPARD et pour les Francais il y existe d’excellentes opportunites. Pomme de terre, restauration, alimentation francaise : voir analyse mission economique Sofia.

      Nous invitons la presse a faire des articles sur le positif en Bulgarie.

      Sera26

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      Le Figaro sur la Bulgarie

      par Поп АТАНАСОВ - 6 janvier 2010 17-54

      Que la situation ne soit pas reluisante en Bulgarie,soit ;mais ce journaleux ferait mieux de se préoccuper de la dégradation de la situation en France,où l’on commence à fouiller dans les poubelles,aussi.

      Que nous ayons gardé des affinités avec la Russie,et alors où est le problème,le président Nicolae SARKÖZY"LESCU",s’est bien raccroché aux fourgons de l’US army en contradiction complète avec la "doctrine gaullienne".

      Et puis de toute façon ce n’est qu’un article du FIGARO,organe centrale des UMPôtes,donc un journaleux qui patauge aux raz des caniveaux qui n’a fait que très probablement,survolé la BULAGRIE

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      • commentaires

        Le Figaro sur la Bulgarie

        - 7 janvier 2010 20-35
        Je suis tout à fait d’accord avec vous au sujet des journalistes !!!

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