Belgrade a annoncé l’intention des autorités serbes de tenir les élections législatives et municipales au Kosovo le 11 mai prochain, comme sur le reste du territoire serbe. Tandis que la tenue d’élections législatives au Kosovo a été acceptée par la Minuk et le gouvernement du Kosovo, ces derniers s’opposent à la tenue d’élections locales. Néanmoins, le Service de Police du Kosovo semble dire qu’il ne mènera pas d’action concrète pour s’opposer à ce vote local serbe.
« La justice n’interrompra pas le vote », a déclaré un haut responsable de la KPS, le Service de Police du Kosovo.
Belgrade a annoncé que les autorités de Serbie avaient l’intention d’organiser les élections législatives et municipales le 11 mai prochain dans les enclaves où vit la population serbe. La tenue des élections législatives a obtenu le feu vert parce que les Serbes ont la double nationalité, mais la Minuk et le gouvernement du Kosovo s’opposent à la tenue d’élections locales, qui à leurs yeux est illégale.
La Minuk déclare qu’elle est la seule autorité à pouvoir organiser des élections sur le territoire du Kosovo, mais la Serbie, en s’appuyant sur la Résolution 1244, maintient que le Kosovo fait partie intégrante de la Serbie et que par conséquent elle a le droit de tenir des élections « sur l’intégralité de son territoire ».
« Nous n’allons pas mettre notre nez dans les bureaux de vote et vérifier si certains scrutins sont pour les élections législatives ou municipales », a expliqué notre source qui veut rester anonyme.
À la suite de rapports du KPS et du service des douanes de la Minuk mentionnant que des urnes avaient été saisies en provenance de Serbie à leur entrée au Kosovo, le porte-parole des douanes, Adriatik Stavileci, a précisé qu’il ne s’agissait pas d’urnes, mais de matériel pour les élections.
« Une camionnette a été arrêtée à Mitrovica soupçonnée de faire passer en fraude du matériel, mais on a découvert que c’était du matériel de vote, qui est maintenant dans nos bureaux pour vérification. »
Les dirigeants de Pristina et les Nations unies s’inquiètent du fait que les Serbes pourraient utiliser les élections locales pour renforcer une administration parallèle, alimentée politiquement et financièrement par Belgrade et qui continue à défier la déclaration d’indépendance du Kosovo du 17 février dernier.













