
- Hashim Thaçi et Fatmir Sejdiu
Le plan des Nations unies en six points, négocié entre le Secrétaire général des Nations unies, la Serbie et l’Union européenne, avait été rejeté par les dirigeants du Kosovo parce qu’il porte atteinte à la souveraineté du nouvel État.
Selon Pristina, le plan que vient de révéler le Président Fatmir Sejdiu est en accord avec la Constitution du Kosovo et le plan rédigé par l’ancien envoyé spécial des Nations unies, Martti Ahtisaari.
Ce plan a été révélé après la rencontre du Président Fatmir Sejdiu avec le sous-Secrétaire d’état américain, Daniel Fried. Le Président du Kosovo a assuré que ce plan avait l’entier soutien des autorités de son pays.
« Premièrement – nous soutenons un déploiement rapide de la mission Eulex au Kosovo selon le mandat prévu dans la déclaration d’indépendance, le plan Ahtisaari et la Constitution de la République du Kosovo ».
Le Président a aussi expliqué que ce déploiement se ferait selon la déclaration conjointe du 4 février 2008 des pays de l’Union européenne qui soutiennent la mission Eulex.
Dans le second point du plan proposé, Fatmir Sejdiu précise que le Kosovo rejette totalement le plan en six points des Nations unies.
« Nous allons coopérer pleinement avec la mission Eulex dans tout le Kosovo sur la base de ce mandats », ajoutant que que cette coopération se ferait avec l’Union Européenne, l’Otan et les Nations unies.
Daniel Fried a déclaré que ce plan en quatre points était un bon point d’appui pour aller de l’avant. Il a annoncé qu’il allait bientôt se rendre à Genève pour discuter avec les responsables des Nations unies de la phase suivante.
De son côté, le Représentant civil international, Pieter Feith, a précisé qu’il voulait que la mission Eulex se déploie sur tout le territoire du Kosovo très rapidement. « Nous sommes heureux de voir que le gouvernement s’engage à travailler avec nous et avec les Nations unies pour l’installation de la mission Eulex au Kosovo ».
Pour sa part, le Premier ministre Hashim Thaci a ajouté : « nous sommes ensemble, le Kosovo, les USA et l’UE. Nous avons avancé ensemble pour que le Kosovo devienne ce qu’il est aujourd’hui, un État démocratique et indépendant avec une Constitution moderne, sur la base du document de Martti Ahtisaari.
La Serbie persiste à maintenir que l’UE ne peut pas déployer une nouvelle mission civile au Kosovo pour remplacer l’administration onusienne, à moins que cette mission ne soit neutre et qu’elle ne mette pas en œuvre le plan de l’ancien envoyé spécial des Nations unies, Martti Ahtisaari, qui envisageait l’indépendance du Kosovo sous supervision internationale.
Belgrade insiste pour que la mission soit approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU où la Serbie dispose d’un allié sûr avec un droit de veto, la Russie.
La proposition envisage le remplacement graduel de la mission de l’ONU, qui administre la province depuis 1999, par une mission civile de l’Union européenne composée de policiers et de juristes.



















